Marraine d'exception

Convoi exceptionnel

La semaine passée, mon filleul est venu nous aider à la bibliothèque. (Il vient de temps en temps s’installer pour essayer de lire) Oxyne et moi, dans notre grande générosité, lui avons permis de se rendre utile en l’envoyant nous acheter des glaces. Ce qu’il a fait immédiatement. Comme il devait transporter trois crèmes glacées et que, jusqu’à preuve du contraire, il ne possède que deux mains, il est revenu à la bibliothèque en transportant un pot sur la tête, devant le regard mi-amusé mi-impressionné des passants et des lecteurs.

Marraine d'exception

Nuit blanche à Namur-city

C’était mon idée. « Elle te réveillera vers six heures du matin », m’ont averti mes amis Catherine et Ivan. « Un dimanche ce n’est pas ce qu’il y a de plus top. », ont-ils continué. Mais rien n’y a fait. Je voulais que Salomé dorme chez moi. Et comme je devais travailler le lendemain, ce n’était pas grave qu’elle me réveille tôt. Au contraire.

Devant mon insistance, ses parents l’ont finalement laissée entre mes mains expertes.

Au début tout allait bien. Nous dormions du sommeil du juste, profond et sans rêves.

Puis des « Oh ? » interrogatifs et exclamatifs (« Oh ! ») ont émergé du petit lit installé près du mien. Puis des babillages. Suivis de longs monologues philosophiques. Des ongles qui grattaient le plastique du lit. Des succions de tétine. Des onomatopées par
milliers. Du mouvement. Une tête qui dépasse. Qui me regarde. « Oh oh !!! », me dit la tête souriante, visiblement ravie de me découvrir dans les parages.

Je n’ai pas fait cinq ans d’études en bébélogie, mais il était très clair que cette enfant avait toutes les envies sauf celle de dormir. Je me suis donc extraite de ma couette douillette pour aller la chercher et l’installer près de moi. Très vite, ce nouveau territoire est devenu « the place to be », et Salomé s’en est donné à cœur joie. Elle a fait la java, a dansé la salsa, la rumba et la bossa nova pendant toute la nuit, à un tel point que je me suis demandé si je n’avais pas par inadvertance troqué sa veilleuse contre une boule à facettes.

Elle était ravie. Augusta, Raoul, Dudulle et moi aussi.

 Vers cinq heures du matin nous nous sommes finalement tous rendormis, et à huit heures ma délicate sonnette nous a réveillés en sursaut.

Catherine et Ivan, couques à la main, réalisant à ma tronche éparpillée qu’ils me tiraient du lit se sont écriés « Mais ! C’est dégueulasse ! On vous réveille ? Et dire qu’avec nous elle ne se réveille jamais après six heures et demie ! C’est pas juste ! Tu en
as de la chance !».

Si,si, ils ont même dit « Tu en as de la chance » …

Marraine d'exception

Dessert

Ma tante et ma filleule m’ont invitée au restaurant pour mon anniversaire.

Au moment du dessert, le serveur amena aux nenfants de la table voisine de superbes objets qui me firent tant et tant d’œillades qu’il m’apparut impossible de ne point en posséder personnellement…

img258Me voilà donc l’heureuse propriétaire d’une poule en plastique renfermant en son sein une boule de glace au chocolat (se rapprochant certes plus visuellement d’un étron congelé que d’un savoureux dessert)

DSCN4675A qui ai-je donc voulu faire croire que j’avais trente ans ?

(Aussi : si sur cette image mon verre de vin est représenté vide, ce n’est nullement parce que je picole plus vite que mon ombre, mais plutôt parce qu’Aglaé a renversé l’entièreté de son contenu sur ma douce personne)