Fêtarde

Fêtes de Wallonie express

Le jeudi soir des fêtes de Wallonie, je me sentais vieille et fatiguée.

J’ai regardé Netflix en mangeant du riz au lait, confortablement parée de mon pyjama en pilou.

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Je devais me préserver pour le lendemain, car nous allions lancer un concept unique et novateur : la fête express.

A 18 heures, nos pieds ont foulé le sol namurois.

Vite vite, on a bu un petit verre pour nous échauffer.

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A 19 heures, mon cousin Estéban donnait un concert place Saint-Aubain. Nous sommes allées l’écouter et l’applaudir dans la foule en liesse.

foule en liesse

A 20 heures, les copines d’Adèle m’ont dit : « Tu serais cap’ d’aller chercher des pekets pour ta sœur ? ». Moi, évidemment, j’ai répondu oui et je leur ai dit : « Suivez-moi, on va jusqu’au bar là-bas (aubarlaba) ». En me suivant, elles m’ont demandé : « Mais tu connais ses goûts, au moins ?! ». « Oui, oui  » leur ai-je répondu « On va lui prendre quelque chose d’un peu exotique ». Ce à quoi elles ont acquiescé.

Arrivées au bar j’ai demandé quelques peckets au serveur qui m’a répondu : « Nous n’en n’avons pas ici, mais allez voir par-là », et il a tendu son doigt dans la direction opposée. « Merci, Jean-Pierre », lui ai-je répondu.

« C’est en face, les filles », ai-je affirmé. Et leur regard a commencé à devenir soupçonneux. « Qu’est-ce que tu as demandé à Jean-Pierre exactement ? », m’a demandé Loren. « Ben s’il avait des peckets ». Et elles ont ri.

« Mais non !’ s’est écriée Anne-Sophie. « On t’a demandé si tu serais cap’ d’aller chercher des mecs pour Adèle. Pas des peckets ! »

Ce qui a donné lieu à un des meilleurs quiproquos de tous les temps.

« tryphon tournesol

« Surnommez-moi Tryphon Tournesol »

Pour fêter ce grand moment, on a vite bu un petit verre.

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A 21 heures, nous sommes allées manger la traditionnelle tartiflette.

En chemin, un café diffusait de la musique entraînante et nous avons dansé. Mais vite. Sur une seule chanson. C’est tout l’intérêt de la fête express.

danse express

« Boum boum boum boum, I want you in y room »

A 22 heures, nous avons croisé ma filleule. On lui a dit : « Nous, on y va. On rentre. » « Mais enfin, marraine, tu as vu l’heure ?! Il y a encore des bus, à cette heure-ci !!! », m’a-t-elle répondu avec toute l’insolence de sa jeunesse.

Voilà comment je suis rentrée, un vendredi soir des fêtes de Wallonie, à 22h30

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(Petite nouveauté dans ce blog, je vais commencer à introduire les dessins de mon agenda vintage – je vous expliquerai)img268

Fêtarde

Réveillon(s) les morts

La première chose que j’ai faite en 2016, c’est regarder « Mange, prie, aime ».

Obéissant à la première injonction (les deux autres sont trop compliquées pour moi), j’ai vidé un paquet de chips poivre et sel.

Alors, comme dirait Michel Vaillant (mon nouveau mentor depuis que je travaille à la Bédéthèque) : « On dirait bien que l’année démarre sur les chapeaux de roue ». Et c’est vrai. Ce film est un gros navet insupportable, je vous l’accorde. Mais pour les chips, j’ai une excuse : j’ai décidé de faire un mois sans sucre, donc les gâteaux au chocolat étaient prohibés. Aussi, il était important que j’absorbe beaucoup de sel pour compenser toute la sueur perdue sur la piste de danse du réveillon.

mangeprieaime« Délicieuse, cette Danette double chocolat »

Car le réveillon fut épique, comme l’attestent mon teint cireux, ma gueule de bois et mes choix cinématographiques.

Mon ami Laurent, spécialiste en festivités en tous genres et voyant la Saint-Sylvestre approcher à grandes enjambées, m’a donné un conseil que je veillerai dorénavant à mettre en application. Son truc : « ÉTALER la fête, six à huit minutes de grosse guinche dépravée et intense PAR JOUR, toute l’année, de façon à la rendre à la fois homéopathique et digeste. Prévoir des serpentins de poche. »

D’ailleurs, d’après mes calculs, les huit minutes recommandées sont largement excessives. Une minute de fête par jour couvrirait largement un réveillon digne de ce nom.

Je commencerai donc demain. Je mettrai un chapeau pointu, je soufflerai dans un mirliton et, sur un pas de danse à la John Travolta, je lancerai une poignée de confettis en hurlant « Bonne année 2017 » (Augusta passera l’aspirateur).

Cette méthode me semble plus appropriée que celle de passer une nuit entière de dépravation, parce que c’est vrai, quoi, je sens bien que j’ai un peu passé l’âge pour ce genre de conneries. « On n’a plus vingt ans, ma p’tite dame »

Bon allez, nous vous souhaitons une excellente année 2016, riante et chaleureuse.

réveillon de nouvel an - Nathalie Sacré

PS : Un peu de lecture pour ceux qui voudraient se faire un avis objectif sur le film. L’article s’appelle « Mange, prie, aime, mais ferme ta gueule ! ».

Fêtarde

On est vieilles (et fatiguées)

Le vendredi soir des fêtes de Wallonie,  Adèle envoie un message : « Vous êtes en ville, les sœurs ?! ».

Un peu gênée, je tente un laconique « Non, pas vraiment ».

Adèle s’insurge : « Mais ce n’est pas du tout normal ! ».

Elle trouve que le monde a basculé sur son axe.

Et elle est loin de se douter à quel point.

Dix minutes plus tard, Mel-Bichon appelle : « On descend en ville se jeter quelques petits pekets ? ».

Le cœur en peine, je me sens obligée de modérer ses ardeurs festives en lui faisant un rapide compte-rendu de ma situation : « Je ne peux pas, Mel. Je suis en pyjama« .

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Et Dieu sait que quand on a enfilé son pyjama, c’est que la situation est irréversible. On n’a plus le courage de ré enfiler un jean et un pull, il est trop tard, on a les pieds bien au chaud dans des chaussettes mauves en pilou. « Et puis je suis sous ma couette, avec mon ordi sur les genoux. Je surfe sur « Adopte un mec point com ». En plus, j’ai mangé plein de galettes au chocolat et j’ai super mal au ventre ».

« On est vieilles », me dit Mélanie. « On est des petites joueuses. Avant, on était rock and roll, on s’enfilait des mètres de pecket, on dansait sur les tables jusqu’aux aurores et on rentrait en titubant. Tu te souviens de la fois où tu as vomi dans ta baignoire ? » (elle invente).

« Ceci dit, ajoute-t’elle, je te propose de sortir, mais en fait je suis laminée de fatigue, je dois ramasser le caca du chat et je n’ai pas encore vu le dernier épisode des princes de l’amour. Pour bien faire, il faudrait que j’aille dormir tôt et bon, il est déjà 21 heures, après tout. »

Fêtarde

Radio Chevauchoir.

Alors voilà. Nous étions avec quelques irréductibles amis chez ma soeur pour célébrer son arrivée dans cette contrée sauvage et reculée qu’est Arbre (nom de village certainement donné sur base de ce que l’on trouve le plus au kilomètre carré). Nous avions bien mangé, nous étions repus (repussés) et, pour bien digérer, nous avons regardé quelques vieux strip-tease sur le net. (je parle de l’émission, hein), dont le fabuleux reportage dédié à Radio Chevauchoir.

Amis français qui êtes nombreux à hanter les pages numériques de ce blog, si Radio Chevauchoir représente un gouffre béant dans votre culture pourtant impressionnante de belgitude, vous êtes obligés de regarder le reportage afin de vous faire une idée de ce dont nous allons discuter aujourd’hui. C’est là et je suis certaine que ça vous plaira. Sachez qu’il n’y a pas que les frites, les gaufres, le chocolat et l’Atomium en Belgique. Il y a aussi moyen de vagabonder sur de bonnes ondes.

Mais revenons à nos chevaux.

J., grand explorateur dans l’âme, s’est mis en tête de se rendre sur les lieux. En reportage, en pèlerinage. Ce que nous avons fait aussitôt.

Et, puisque je vous parlais de belgitude, il pleuvait des hallebardes sur la station radio-essence de la bourgade. Il y avait un château gonflable vide, et une pêche aux canards fréquentée par un seul enfant. Ces éléments rassemblés nous ont mis la puce à l’oreille : ça fleurait bon les festivités. Nous avons un peu inspecté les lieux, pris quelques photos. Puis mes oreilles de lynx ont capté un air de musique, que nous avons suivi sur le champ pour atterrir à notre grande surprise dans un immense hangar rempli de monde. Un chanteur s’emballait sur une scène, une fan à ses pieds le prenait en photo, des hommes et des femmes valsaient, d’autres pintaient au bar ou installés à de grandes tables en bois. Ce spectacle nous a ravis, donc nous sommes un peu restés, nous avons sympathisé avec deux personnes qui nous ont appris que nous arrivions pile poil à la fête des 30 ans de la radio. Si ça n’est pas un hasard miraculeux je ne sais pas ce que c’est.

C’est donc comme cela, au grand hasard de la vie, que nous sommes arrivés dans la dix-huitième dimension : à la rave-party de Radio Chevauchoir.

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Si vous voulez voir cela en images, visualisez ce reportage. Vous allez nous jalouser, je pense.

Même si on a raté le bingo.