En pleine forme physique et mentale

Vaincre le TDA par la méditation

méditation transcendentale - Nathalie Sacré

Quand j’ai expliqué à Monsieur R. que j’étais un être dissolu incapable de se concentrer sur son travail et que je souffrais probablement de TDA (sans le H), il m’a conseillé la méditation transcendantale.

Comme Monsieur R. est un esprit sain dans un corps sain, j’ai décidé de suivre son conseil.

 

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En pleine forme physique et mentale

Troubles de l’attention – TDA

Par une belle matinée ensoleillée (non je déconne), Mère et moi promenions Happy-le-chien dans la forêt en discutant de ma propension à la procrastination (quelle belle tournure de phrase) quand elle décréta : « Tu sais, Natha, je me demande si tu ne souffres pas de troubles de l’attention ». Comme je manquais de m’étouffer de surprise, elle ajouta « Mais c’est vrai ! Tu te moques, parce que c’est super à la mode, mais à l’époque de ton enfance on ne parlait pas de tout ça ». Elle ajouta aussi : « Je crois que ton cerveau ne fonctionne pas comme celui des autres. Et si tu souffres d’un TDA, c’est prouvé, tu n’y peux rien, ce n’est pas de ta faute : c’est physiologique. »

Qui reculerait devant une explication scientifique justifiant sa paresse ?

En tout cas pas moi.

Je lui répondis donc qu’il était vraisemblable que je souffre de ce mystérieux trouble. Je résumai la situation. « Donc, si je mange des galettes au chocolat en regardant les arbres à la fenêtre au lieu de dessiner, c’est tout simplement parce que mon cerveau ne supporte pas de se fixer plus de 20 minutes sur la même activité, et que je n’y peux rien parce que je suis victime d’une maladie ? ».

Voici ce que Mère a répondu : « Il faut toujours que tu exagères, Natha ».

Alors là, j’avoue que je ne comprends pas. Je souffre d’une grave maladie, ou pas ? Il faudrait savoir.

Pour en avoir  le cœur net, je ne suis renseignée un peu sur internet.

Eh bien, il se fait existe des troubles de l’attention SANS hyperactivité.

Je pense que je fais partie de cette dernière catégorie.

J’ai bien dit : « Je pense ».

A moins que le H ne signifie « Hyperinactivité » ?

C’est ça.

Je souffre de Troubles de l’Attention avec Hyperinactivité ».

glande du dimanche

En pleine forme physique et mentale

Trypophobie

Comme vous le savez déjà, je me moque beaucoup de ma sœur.

Et il y a un sujet particulier avec lequel j’aime la provoquer : sa hantise des éponges et des autres objets alvéolaires comme les ruches ou ce genre de choses.

D’ailleurs, avec ses amis, on aime lui mettre les nerfs en pelote en lui chantant la chanson de l’éponge ou, plus simplement en lui disant le mot « spongieux », qui suffit amplement à la révulser.

J’étais affalée dans mon canapé , concentrée sur le niveau 203 de farm heroes saga en mangeant des chips poivre et sel quand elle a déboulé dans mon appartement comme une furie, un roman grand ouvert entre les mains. « Je sais de quoi je souffre!!! » s’est-elle écriée avec beaucoup d’emphase. « De maladie mentale ? » ai-je risqué, sachant pourtant qu’elle nierait. « De trypophobie ! Regarde, c’est écrit là dans mon roman. C’est la phobie des trous ».

 

Elle semblait si contente d’avoir un mot à mettre sur sa souffrance (ou plutôt de pouvoir nous répondre que son aliénation existait et que, du coup, elle n’était pas la seule à en souffrir dans ce vaste monde) qu’elle a voulu faire de plus amples recherches. Elle s’est installée à côté de moi et on a googlisé « trypophobie ».

A MON PLUS GRAND REGRET.

Car j’ai instantanément compris que je souffrais moi aussi de trypophobie. A un stade avancé. Mon estomac n’a fait qu’un tour. J’ai hurlé de terreur en reclapant l’écran de mon ordinateur. Puis j’ai repris mon souffle. Je voulais voir. A l’instar de ces personnes qui ne peuvent s’empêcher de lorgner sur les accidentés de la route, j’étais en proie à une pulsion scopique morbide qui m’obligeait à essayer de regarder. En vain.

Je n’ai jamais été fan de films d’horreur mais je préfère me faire une nocturne de Chucky la poupée de sang en regardant un dictionnaire des maladies vénériennes que de rester 10 secondes sur le florilège de Google-images généré au terme trypophobie.

C’est tout simplement ATROCE et insoutenable.

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Chanteuse de renom·En pleine forme physique et mentale

Guérir.

Tout à coup, au beau milieu de mon délire fiévreux (quintes de toux, shoots de sirop, siestes immenses), telle une éclaircie bienveillante, j’ai entendu la voix de Jil Caplan s’écrier « As-tu déjà oubliéééé?! », de ce ton rauque que je chéris tant (que dis-je ? que je vénère)

Car oui c’est vrai, je vénère Jil Caplan.

Ma famille pourra en attester, après avoir été harcelée des années durant à coups de Nathalie Wood et de charmeuse de serpents. J’ai écouté 7827 fois son album « Avant qu’il ne soit trop tard » et ma sœur, consciente qu’elle n’avait absolument pas le droit de critiquer ma chanteuse, essayait de marquer son désaccord en disant « Ce n’est pas tellement Jil Caplan qui me dérange (menteuse) mais c’est plutôt que quand tu la chantes, tu essayes de l’imiter et… comment dire ? … Ce n’est pas du meilleur effet pour nos oreilles ». En bref, vous comprendrez que j’ai été une fois de plus brimée par une famille qui ne comprenait pas bien mes talents pour la chanson. Mais passons.

Quand a retenti dans mon esprit cet envoûtant « As-tu déjà oubliéééé?! », j’ai ressenti le besoin vital de l’écouter vraiment.

Je suis sortie de mon lit, j’ai pris mon CD sur l’étagère.

Quand les premières notes ont éclaté, je me suis saisie de ma brosse à cheveux afin d’en faire un micro et, croyez-le ou non, mais c’est à cet instant que j’ai su que j’étais guérie. C’était un miracle : j’étais dans mon pyjama en pilou, avec le cheveu sale et le teint verdâtre, en train de chanter Jil Caplan à une foule en délire avec des trémolos dans la voix, une brosse à cheveux dans la main.

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Après avoir chanté trois fois « Esclave » en ayant mis le son sur 25, je fus prise d’une quinte de toux si violente que j’ai été forcée de reconnaître que je n’étais pas encore totalement guérie, mais seulement « sur le chemin de la guérison ».

Il faut savoir rester humble, et réaliste.

Mais sache, Jil Caplan, que non, je n’ai pas oublié.

Je n’ai pas oublié le nombre de fois où tes chansons m’ont guérie. Et ce n’est pas ma voisine que j’entends monter avec sa fourche qui me fera dire l’inverse. Ou qui me fera cesser de chanter. Ni cette nouvelle quinte de toux, d’ailleurs. Car je chante et continuerai de chanter, « avant qu’il ne soit trop tard ».

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En pleine forme physique et mentale

Le mouroir de l’Union Soviétique

Tout agent communal œuvrant pour la Grande-Cité doit se rendre chez le médecin contrôle le lendemain du jour où on lui a délivré son certificat médical, à 11h30 tapantes.

Pour moi qui n’avais encore jamais été sous certificat, il s’agissait d’une expérience inédite.

Imaginez-vous donc ce que cela a d’agréable. Vous êtes malade, vous toussez sans discontinuer, vous réclamez votre maman et des biscuits au chocolat, vous êtes au chaud sous les draps, il y a du sirop pour la toux sur la table de chevet et soudain vous devez vous arracher à votre lit douillet, enfiler un manteau et un bonnet, dégivrer votre voiture avec une carte de fidélité, conduire jusque là en toussant, d’une toux qui semble vous arracher des lambeaux de l’intérieur, conduire dans un état second, en vous rendant à peine compte que vous créez un tas d’accidents autour de vous (groggy-girl).

Eh bien, c’est exactement cela qui m’est arrivé vendredi.

Le bâtiment devant moi était moche et vous j’avais garé ma voiture super loin alors qu’il y avait plein de place devant. Allez savoir pourquoi j’ai fait ça : les conséquences de la fièvre, certainement.

A l’intérieur du bâtiment régnait une ambiance digne d’un mouroir de l’Union Soviétique, pour autant que je puisse me faire une idée précise de ce que cela représente. Un carrelage froid sur les murs et le sol, quelques chaises en métal faisant office de salle d’attente (mouroir) et, sur une porte d’un brun douteux, une photocopie sur laquelle était indiqué : « cabinet médical ». Aucun doute possible, j’étais au bon endroit.

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Le médecin me reçoit, je m’installe en face de lui, je lui tends mon certificat. Il se lève et ouvre une grande armoire (métallique) remplie de dossiers : un pour chaque agent communal. Il est évident qu’un ordinateur ferait tache dans un mouroir de l’Union Soviétique. Il prend mon dossier, il l’ouvre. A l’intérieur, il y a une grande feuille quadrillée, vierge. Car c’est la première fois que je viens.

Le Docteur prend une grande inspiration et me dit : « Aloooooors…. Racontez-moi tout… » avec un l’air passionné d’un éditeur qui attendrait de ma part LE roman du siècle.

-« J’ai une trachéite »

-Ah.

-C’est écrit là, lui dis-je en pointant du doigt mon certificat.

-Une trachéite ET une laryngite, se sent-il obligé de préciser.

-Oui.

-Et qu’est-ce qu’on vous a prescrit ?

Là je sors toutes mes fioles et je les étale sur son bureau (métallique) et il se met à retranscrire le nom des médicaments sur sa grande feuille quadrillée en articulant bien tous les noms.

-Ok, me dit-il. Soignez-vous bien.

-Merci, lui dis-je en toussant fort, pour en rajouter un peu.

Là il me tend une poignée de main moite et molle, comme je les ai en horreur et je sors de son cabinet, puis du mouroir, et je marche super longtemps dans le froid en me maudissant d’avoir garé la Queen aussi loin alors qu’il y avait un super grand parking vide devant le mouroir de l’Union Soviétique.

Ainsi se déroula ma première visite chez le médecin contrôle.

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Malade

En fait ce n’est pas du tout la grippe, mais une trachéite ET une laryngite très sévères, a dit le Docteur.

Est-ce bien la preuve que je ne fais pas les choses à moitié, d’avoir deux maladies d’un seul coup ?

Je toussais.

Enfin, quand je dis « je toussais », je devrais préciser que je crachais mes poumons comme un chacal à l’agonie. Je sifflais à l’inspiration, je toussais à l’expiration.

Je toussais tellement que vers 10 heures du matin, je me suis mis un défi : essayer de passer une minute sans tousser. Mais c’était impossible.

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Je toussais tellement que vers 14 heures j’ai eu peur que me voisine du bas ne monte avec une fourche afin d’abréger ses souffrances sonores.

Je toussais tellement que vers 15 heures j’étais épuisée et essoufflée comme si j’avais couru un triple marathon dans une montagne, avec en bonus des haies à franchir et des rochers à soulever.

Je toussais tellement que vers 16 heures j’ai commencé à souffrir d’un dédoublement de la personnalité combiné à un syndrome de Gilles de la Tourette (un double syndrome sur ma double maladie). Je me disais « Non mais elle va bientôt la fermer, cette connasse ? Si elle ne cesse pas de tousser ne serait-ce que 10 minutes je vais l’étouffer dans un oreiller. Ou l’étrangler. Mais qu’on en finisse. »

Je toussais tellement que vers 17 heures je m’auto-épuisais. C’est un sentiment que je vis relativement souvent, mais là il était aigu et ingérable.

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50 nuances d’état gris pâle

Je crois que j’ai l’agrippe. Ou plutôt un état gris pâle. « Entre gris pâle et gris foncé ». Pour la troisième fois cet hiver. Moi qui suis d’habitude une vraie force de la nature.

Mon teint s’approche de la couleur 55217 sur le nuancier. A moins que cela ne soit la 55150 (j’ai du mal à trancher)

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Je fais des jeux de maux pourris. Je les accumule, sans vergogne. Peut-être est-ce une conséquence de la fièvre ?

Et en plus, je me mets presque à citer Jean-Jacques Goldman. (J’ai dit « presque »).

Il va falloir qu’on me pique.

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Notez que Jiji ne respire pas la grande forme, lui non plus. On pourrait peut-être commencer par lui.

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Mon mal porte un nom (bis)

Je vous plante le décor : c’était un vendredi matin dans le Bureau Rock and roll (BRR). Je rentrais de mon périple andalou. Premier jour de reprise du travail (un vendredi, c’est rude, tout de même). Ciel gris parsemé de quelques flocons de neige alors que je revenais du pays des castagnettes et de la sangria. Dépaysement total. Jetlag complet. Loose intégrale.

J’ai dit à Sophie C : « Sers-moi un thé bien fort. Je vais en avoir besoin ». J’ai pensé : » La journée va être rude, moussaillon. Il faudrait, pour ta survie morale, que tu puisses te barrer (normal, pour un moussaillon) plus tôt que prévu cet après-midi ( Nous faire terminer à 16h30, non mais ils ne vont pas bien, dans cette administration ?) ».

J’ai voulu encoder ma récupération, tout en écoutant le doux bruit de l’eau qui bouillait. Pour encoder une récupération, il faut introduire sa carte d’identité. En ouvrant mon portefeuille, j’ai réalisé que ma carte d’identité était manquante. J’ ai fouillé mon portefeuille. Toujours pas de carte. J’ai renversé son contenu sur le bureau. Elle n’y était pas.

J’ai pensé « Mais merde alors. Saloperie de chiotte » (nouvel épisode léger de mon syndrome). Je me suis dit qu’il y avait forcément une explication plausible à tout cela. Comme je venais de prendre l’avion, j’avais dû la sortir et tout simplement oublier de la remettre à sa place.

Tous les jours, j’ai demandé à Sophie F (oui, toutes mes collègues s’appellent Sophie) d’encoder mes heures pour moi. Tous les jours pendant à peu près deux semaines.

Ce n’est que deux semaines plus tard et après une remarque inquiète de Sophie F (« Tu n’irais pas déclarer sa perte ? ») que je me suis dit que peut-être, il serait bon que je m’inquiète de savoir où pouvait se trouver ce putain de morceau de plastique.

J’ai téléphoné à Mère en la soupçonnant (ou plutôt en l’accusant) d’être la responsable de cette disparition. Elle m’a dit « Non je n’ai pas ta carte d’identité. » Et elle a ajouté « Mais est-ce que tu as regardé dans la poche de l’anorak que tu portais à l’aéroport? »

« Bien-sûr que non » lui ai-je répondu.

J’ai raccroché le téléphone. J’ai plongé ma main dans la poche de mon anorak. Elle y était.

J’ai envoyé un message à Mère disant qu’elle avait vu juste, bingo.

Elle m’a répondu qu’elle avait l’habitude de ce genre de problème, parce qu’elle souffrait de culpabilité morbide elle aussi.

Jusque là j’ignorais que c’était héréditaire. Et quand c’est génétique, voyez-vous, vous ne pouvez rien y faire. Sauf peut-être souffrir en silence. Et subir.

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Culpabilité morbide

J’ai oublié mon trousseau de clés à la bibliothèque.

Mon trousseau avec TOUTES mes clés.

J’ai laissé mes collègues fermer le bâtiment, enclencher l’alarme derrière nous. Je suis allée jusqu’à mon parking pour récupérer ma voiture (Queen Elisabeth) et c’est évidemment seulement à ce moment-là que j’ai réalisé que j’avais laissé mon trousseau à un endroit inapproprié.

J’ai eu un accès soudain de syndrome de Gilles de la Tourette.

 

J’ai voulu appeler mes collègues, tout en culpabilisant de leur faire faire demi-tour pour m’ouvrir la bibliothèque un samedi midi. J’ai réalisé que je ne possédais PAS leurs numéros de portables.

J’ai souffert d’un second passage de mon syndrome de Gilles de la Tourette, plus prononcé cette fois.

J’ai utilisé mon joker « appel à un ami ». J’ai appelé ma sœur. Elle est venue me chercher sur le parking en disant « T’as de la chance que je sois là », ce que j’ai approuvé.

Elle m’a prêté le double des clés de mon appartement et j’ai su rentrer chez moi.

Le soir, elle lisait un article et elle a soudainement pouffé de rire. Elle m’a expliqué : « Ils disent que les personnes qui oublient souvent leurs affaires ou qui les perdent souffrent certainement de culpabilité morbide ». Je lui ai répondu par un rictus crispé et un haussement d’épaules prouvant mon indifférence à ces balivernes de psychologues.

Le lendemain, je suis retournée travailler en bus. Oui, il y a un bus qui passe devant chez moi, pile devant la maison. Mais UN SEUL bus. A six heures du matin.

Ma sœur m’a dit : « Ça t’apprendra » et elle a ricané.

Je trouve que ce n’est pas en agissant ainsi qu’elle m’aidera à me soigner de ma culpabilité morbide. Mais ce n’est que mon opinion.

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J’aime pas

Il parait que je suis un peu grognon. Que je dis tout le temps « J’aime pas« .

Et c’est vrai. Il y a un tas de trucs que je n’aime pas.

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D’ailleurs, j’ai dressé une liste.

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J’aime pas :

Tenir de l’ouate. Tenir de l’ouate, c’est encore plus compliqué pour moi que d’écouter une craie qui crisse sur un tableau noir ou que de mordre dans une boulette de papier aluminium. Pour vous dire.

Quand j’étais petite, j’avais un hamster qui s’appelait Gaspacho. Je devais le fournir en ouate pour qu’il puisse fabriquer son petit nid. Mère déposait les boules dans la paume de ma main que je laissais grande ouverte et, dans la seconde, je les jetais en mode catapulte dans le fond de sa cage en hurlant à la mort.

Si vous pensez que Mère était sadique de me demander de m’en occuper alors qu’elle aurait très bien pu s’en charger elle-même, vous faites fausse route. Simplement, elle a tendance à penser que j’ai le sens de l’exagération (« Hollywood Banana » était alors mon surnom). Mais elle se trompe. Je n’exagère JAMAIS.

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« De toutes les matières, c’est la ouate qu’elle préfère »

Les jeux de ballon. C’est une hantise qui date de mes humanités. Quand on faisait des matchs de volley avec toute la classe et que mon équipe m’insultait parce que je fermais les bras autour de ma tête dans une attitude de repli chaque fois que la balle (très dure en pur cuir) se dirigeait tel un météore vers mon visage afin de le réduire en bouillie.

A moins que cela ne date de l’école primaire ? Quand il fallait traverser la cour en passant par le terrain de foot-basket en clignant des yeux et en crispant sa main sur sa mallette parce que les garçons confondaient toujours nos têtes avec les buts et les paniers.

 

La chanson « Aux champs Elysées ». Mais ça, vous le saviez déjà.

« Et si je pondais une chanson sur une rue ? Je me sens inspiré »

Les gens qui traversent en courant sur les passages pour piétons alors que je suis en voiture et que je m’arrête pour les laisser passer. 

Ils me donnent toujours l’impression que je suis peut-être une psychopathe qui s’arrête pour les laisser passer afin de mieux leur foncer dessus pour les dézinguer sur les passages cloutés. Non mais ça va, tu peux prendre le temps de passer, je ne compte pas jusqu’à trois très vite avant de redémarrer en trombe.

« Nous on prend notre temps, Nathaliochka »

Les gens qui répondent « On fait aller » quand on leur demande comment ils vont.

Je trouve ça exaspérant. Ça va ou ça ne va pas ? Faudrait trancher.

Et d’ailleurs, je ne te demandais pas vraiment comment tu vas. C’est une pure formule de politesse. Réponds-moi plutôt « Très bien, merci ».

 

Les tomates crues.

Quel aliment immonde.

 

Dépasser un vélo.

Le pire, c’est quand il vous redépasse plus loin, réduisant votre victoire à néant.

 

Manger en écoutant de la musique.

Je n’y parviens pas, ça doit être physiologique.

 

Les rats.

Ça me fiche une frousse bleue, ces trucs-là. D’ailleurs, j’ai appris que ma hantise porte un nom très scientifique : la musophobie.

 

Les personnes qui disent « Il s’appelle retour » quand je leur emprunte un objet.

Comme si j’étais le genre de personne qui n’allait jamais leur rendre !

 

Mettre des nouveaux draps de lit.

Faut avoir fait bac +10 et posséder une vision spatio-temporelle de ouf, pour réussir à ne pas se retrouver étouffée dedans, à la place de la couette.

 

Faire sécher mon linge.

Mais bon, il faut bien dire que je n’ai pas de grandes accointances avec les tâches ménagères tout court.

 

Les monstres marins. Et toutes les choses immergées en général.

Ça me fait flipper ma race.

 

Les gens qui disent « Ce qui leur faudrait, c’est une bonne guerre ».

 

Les jeux de société.

Je les ai en HORREUR.

 

Les scouts et les classes qui montent dans le train sans avoir réservé de wagon.

 

Les gens qui ont une poignée de main molle.

 

Les conducteurs qui ne mettent pas leur clignoteur dans un rond-point.

C’est en option sur ta caisse, gros tocard ?! Tu crois peut-être que je suis un putain de médium qui va deviner où tu vas tourner ?