Chanteuse de renom

Change de disque

Hier soir, il y a eu une coupure d’internet.
Et moi, que ce soit bien clair, je ne sais RIEN faire sans internet.
Du coup, au lieu de larver devant une série sur Netflix ou de raconter ma passionnante vie à Emsie (MC) sur Messenger comme à mon habitude, j’ai dû CHANGER le déroulement de ma soirée.
  • Je me suis cuit un brocoli (pas besoin du wifi pour le brocoli).
  • J’ai subrepticement pensé à ranger mon appartement.
  • Je me suis rétractée aussitôt.
  • J’ai brûlé un bâtonnet d’encens pour tenter de faire disparaître l’odeur de brocoli cuit.
  • J’ai pris une photo de mes nouvelles boules de Noël en forme de chiens.
  • J’ai spritchoulé l’entièreté de mon flacon d’huile essentielle de lavande dans l’air parce que l’odeur de brocoli ne désemplissait pas malgré les bâtons d’encens.
  • J’ai cherché une idée constructive.
  • J’en ai trouvé une.
J’ai sorti mon CD fétiche de Jil Caplan, « Avant qu’il ne soit trop tard » et je l’ai inséré dans mon lecteur.
J’ai mis le volume sur 72.
J’ai chanté.
jil-caplan
Aussitôt, j’ai reçu un sms de ma sœur qui disait : « Tu fais tes vocalises ? ».
Je lui ai répondu « Jil Caplan ».
Elle a répondu « Je le savais ».
Puis elle a ajouté : « Pense à ta voisine du dessous. La pauvre, elle ne sait pas. »
Elle a dit aussi : « Une absence de connexion internet, ça peut faire un sacré grabuge, quand-même ».
Arrivée à la plage 9 (l’amour souterrain), elle a déboulé dans mon appartement en décrétant que « je gueulais comme un putois qu’on égorge ».
« C’est faux », lui ai-je rétorqué. « Je chante bien.Tu es une inculte qui n’y connais rien à l’art ».
Elle m’a regardée un peu.
Je hurlais dans mon salon en faisant une très belle chorégraphie sur mon tapis rouge.
Elle m’a regardée encore, muette de stupeur.
Puis, d’un ton las, elle a déclaré : « Bon. Moi, je vais aller prendre mon somnifère »
Et elle est partie.
trait
Il vous semble que je vous avais déjà parlé de ma passion pour Jil Caplan ? Mais bien-sûr. C’est le jour où j’ai survécu à une terrible maladie. C’est ICI.
jil-caplan
Chanteuse de renom

Ces paroles de chansons que l’on comprend mal (2)

On a beau avoir l’oreille musicale, rien à faire, il y a ces paroles de chansons que l’on comprend mal. Ce n’est pas que l’on soit dur de la feuille, non. Ce sont les chanteurs qui articulent mal. Petit florilège.

5 joe dassin

trait

« C’est un canari bai » (Indochine)

Mélanie a toujours cru qu’Indochine avait fait une chanson sur un canari bai. De la couleur bai, comme un cheval. Alors que bon, il va sans dire que c’est à Canary Bay que le groupe part régulièrement en vacances. (En last minute c’est assez cool et en plus, il parait qu’il y a des filles par milliers)

Attention, ne pas croire non plus qu’ils parlent d’un canard e-bay, ce qui ferait d’eux de grands avant-gardistes. Et je refuse de dire qu’Indochine est un groupe visionnaire.

519ddca492e98cc76530f33844cd344c

« Je reste bouche bée devant tant de conneries »

trait

« Solide comme un wok » (Nadiya)

Celle-là, vous la connaissiez, puisque c’est un ancien dessin de ce blog que vous suivez sans perdre une miette depuis des années. Mais c’est l’occasion de la replacer. Nadyia était-elle à ce point en manque d’inspiration qu’elle a écrit une chanson sur un accessoire de cuisine ? Que nenni, pardi ! Dans la vie, il faut être solide comme un roc.

wok

« Il faut tout de même reconnaître qu’elle a raison : c’est solide, un wok »

trait

« Comme un ouragan » (Stéphanie de Monaco)

« Quand j’étais petite, m’a un jour confié mon amie B., je pensais qu’elle chantait « Comme un ours à gants » ». C’est celaaaa, ouiiii.

Et je rappelle tout de même que la suite de la chanson, c’est « qui est passé sur moi ». Bon, je vous passe les détails.

gand

Autre version : « Comme un ours à Gand »

trait

« …le soir entre ses barreaux » (Michel Berger)

Mais pourquoi est-ce que la groupie du pianiste dort dans un lit à barreaux ? Elle n’a donc pas un lit d’adulte ? Mais si, voyons. Elle dort le soir entre ses draps roses.

6c65a16190169620760d6d9d13a26db9

trait

« Je suis à la Joule, on ne dort nulle part » (Camille)

« C’est où, La Joule ? » m’a demandé un jour ma sœur. « Je ne sais pas » , lui ai-je répondu. Il m’a fallu un peu de temps pour comprendre de quoi elle parlait. « Ah ! » Camille ne part pas en vacances à la Joule, elle dit : « Je suis à l’âge où l’on ne dort nulle part« .

0bd0fa12950b5cd1ea28e37e65b69562

« Mes vacances à la Joule »

trait

« Jenny in a bottle » (Dove Cameron)

» Mais pourquoi ont-ils mis Jenny dans une bouteille ? C’est insensé  » m’a demandé Caro en écoutant cette belle chanson. Mais non, Caro, le titre de cette chanson, c’est « Genie in a bottle ». C’est plus logique comme ça, non ?

benjamin chaud

trait

« Marchand de lémotes » (chanson populaire)

Cécile s’est toujours demandé ce qu’était exactement un marchand de lémotes. Je crois que c’est un marchand qui ne vend que si ma chandelle est morte.

marchand de glaces - Nathalie Sacré

« Mmh, elles sont délicieuses, ces lémotes »

trait

« Le soleil donne la même couleur aux jambes » (Laurent Voulzy)

Cela dépend de la marque d’autobronzant que l’on utilise, me direz-vous. A moins que le soleil ne donne la même couleur aux gens ?

piscine turquoise

(J’en profite pour vous montrer que ma soeur Mathilde et moi, on est des biches bronzées)

trait

Et vous, quelles sont les paroles de chansons que vous comprenez mal ?

Chanteuse de renom

Ces paroles de chansons que l’on comprend mal (1)

On a beau avoir l’oreille musicale, rien à faire, il y a ces paroles de chansons que l’on comprend mal. Ce n’est pas que l’on soit dur de la feuille, non. Ce sont les chanteurs qui articulent mal. Petit florilège.

5 joe dassin

trait

  • « On est vivants tant qu’on est morts » (Lara Fabian)

J’ai toujours eu envie d’envoyer un mail à Lara pour lui dire que j’avais beaucoup de difficultés métaphysiques à admettre que l’on puisse être vivants et morts à la fois. C’est l’un ou l’autre, ma foi. Jusqu’à ce que je comprenne qu’on est vivants tant qu’on est forts. Et là, pour le coup, je suis assez d’accord avec elle.

popeye

« Popeye : vivant ET fort »

trait

  • « J’ai mis de l’or dans mes cheveux » (Dalida)

Mais non, Dalida n’était pas pétée de thunes au point de foutre de l’or dans ses cheveux. Elle y mettait de l’ordre, tout simplement. Avec une bonne brosse à cheveux.

marjorie Torrey

« Moi, sans vouloir me la péter, c’est une fée qui me coiffe le matin »

trait

 

  • « Au Macumba, Macumba, elle danse sur les toits »- (Jean-Pierre Mader)

Il est pourtant stipulé dans le règlement du Macumba qu’il est interdit d’y danser sur les toits. Non. Au Macumba, elle danse tous les soirs. (Elle a la pêche, il faut reconnaître).

gilles Virgili

« Toit toit mon toit »

trait

  • « Oh sombrero de la mer » (Noir Désir)

Pensez-vous vraiment que Noir Désir a fait une chanson sur un chapeau mexicain qui flotte dans l’eau salée ? Que nenni. Il s’agit plutôt du sombre héros de l’amer. Ça le fait mieux, avouez.

462415576170b3b92e6a2f3a7cdba138

« Je suis la sombre héroïne de la Mer du Nord »

trait

 

Chanteuse de renom

Plus que tout au monde

Avec Sophie C., nous avions une réunion tardive avec un comité de parents afin d’organiser une balade contée sur le thème des oiseaux, balade pour laquelle nous nous déguiserons en poules (affaire à suivre).

Mais il n’y avait personne au lieu de rendez-vous. On avait posé un lapin aux poules. Dégoûtées parce que nous nous étions déplacées pour rien, on a décidé d’aller boire un verre dans un café au lieu de faire un sitting sur le trottoir en toquant comme des forcenées à la porte d’une maison plongée dans le noir en hurlant « Ouvrez-noooous ».

Il n’y avait qu’un seul café ouvert dans les environs (Namur-city, un mardi à 20h30), « l’escapade », tenu par des albanais. Celui qui est en face de la friterie au grand dinosaure.

Nous nous sommes installées sur une banquette en skaï et nous avons commandé des Sprite avec des glaçons. Dans le fond du café, des grands mâles baraqués jouaient aux fléchettes et perdaient leur crédibilité de mafioso en s’extasiant sur les pirouettes que faisait un petit Jack Russell.

Le tenancier nous a apporté nos verres et un immense ravier rempli de biscuits salés (« des croquettes », dirait Nel), ce qui nous à la fois vexées (« Mais putain, on n’est pas des morfales, quand-même ») et ravies (« Ah, enfin quelqu’un qui ne nous sert pas des portions de tapette »).

De la musique était diffusée assez fort et contrastait avec les images de l’attentat qui passaient sans interruption.

Nous nous sommes un peu insurgées : contre cette barbarie, contre les personnes qui annulent une réunion sans prévenir, contre les Jack Russell qui sont difficiles à dresser, et contre la mort de David Bowie, aussi.

Et puis Pascal Obispo a chanté.

Ma bouche est restée entrouverte quand j’ai vu que Sophie (Sophie la métaleuse) chantait avec lui « Plus que tout au mooonde » avec de beaux aigus et surtout beaucoup de conviction.

J’ai pris peur. J’ai un peu mordu dans ma paille.

Surtout quand j’ai remarqué qu’elle connaissait TOUTES les paroles de la chanson et qu’elle la chantait avec fougue.

Pour ne pas qu’elle se sente gênée, je l’ai accompagnée de ma voix de star.

Les albanais sont devenus craintifs, mais je crois que le Jack-Russell-Crowe a apprécié notre intervention à sa juste valeur. Je dis ça parce qu’il a aboyé, signe évident de son contentement.

Ensuite on s’est levées, on a déposé un billet de 5 euros sur le bar et nous sommes sorties.

Dignement.

téléchargement (1)

Chanteuse de renom·En pleine forme physique et mentale

Guérir.

Tout à coup, au beau milieu de mon délire fiévreux (quintes de toux, shoots de sirop, siestes immenses), telle une éclaircie bienveillante, j’ai entendu la voix de Jil Caplan s’écrier « As-tu déjà oubliéééé?! », de ce ton rauque que je chéris tant (que dis-je ? que je vénère)

Car oui c’est vrai, je vénère Jil Caplan.

Ma famille pourra en attester, après avoir été harcelée des années durant à coups de Nathalie Wood et de charmeuse de serpents. J’ai écouté 7827 fois son album « Avant qu’il ne soit trop tard » et ma sœur, consciente qu’elle n’avait absolument pas le droit de critiquer ma chanteuse, essayait de marquer son désaccord en disant « Ce n’est pas tellement Jil Caplan qui me dérange (menteuse) mais c’est plutôt que quand tu la chantes, tu essayes de l’imiter et… comment dire ? … Ce n’est pas du meilleur effet pour nos oreilles ». En bref, vous comprendrez que j’ai été une fois de plus brimée par une famille qui ne comprenait pas bien mes talents pour la chanson. Mais passons.

Quand a retenti dans mon esprit cet envoûtant « As-tu déjà oubliéééé?! », j’ai ressenti le besoin vital de l’écouter vraiment.

Je suis sortie de mon lit, j’ai pris mon CD sur l’étagère.

Quand les premières notes ont éclaté, je me suis saisie de ma brosse à cheveux afin d’en faire un micro et, croyez-le ou non, mais c’est à cet instant que j’ai su que j’étais guérie. C’était un miracle : j’étais dans mon pyjama en pilou, avec le cheveu sale et le teint verdâtre, en train de chanter Jil Caplan à une foule en délire avec des trémolos dans la voix, une brosse à cheveux dans la main.

img104

Après avoir chanté trois fois « Esclave » en ayant mis le son sur 25, je fus prise d’une quinte de toux si violente que j’ai été forcée de reconnaître que je n’étais pas encore totalement guérie, mais seulement « sur le chemin de la guérison ».

Il faut savoir rester humble, et réaliste.

Mais sache, Jil Caplan, que non, je n’ai pas oublié.

Je n’ai pas oublié le nombre de fois où tes chansons m’ont guérie. Et ce n’est pas ma voisine que j’entends monter avec sa fourche qui me fera dire l’inverse. Ou qui me fera cesser de chanter. Ni cette nouvelle quinte de toux, d’ailleurs. Car je chante et continuerai de chanter, « avant qu’il ne soit trop tard ».

51jxfn+zVUL._SY300_QL70_

Chanteuse de renom

Vengeance (épisode 3/4)

Comme l’a si bien dit un Grand Méchant de l’Humanité (ça doit être Jafar ou peut-être Gargamel) : « La vengeance est un plat qui se mange froid ».

Je ne pouvais plus laisser Mélanie me pourrir les oreilles et me massacrer le cervelet en toute impunité. Je ne pouvais plus la laisser me harceler à coups de « Aux Champs Elysées » sans intervenir.

J’ai créé une cellule de crise.

J’ai réuni mes collègues du Bureau Rock and Roll pour une assemblée extraordinaire et je leur ai donné comme consigne : « Trouvez-moi un moyen de vengeance simple, efficace et retors pour neutraliser Mélanie. »

Dédé a pensé à la création d’un calendrier de l’Avent personnalisé. Chaque jour précédent Noël, je pourrais poster sur le mur Facebook de Mélanie la photo d’un gros homme, de préférence laid et torse nu.

Nous réfléchissions à la somme de travail que cela nous demanderait de rassembler cette galerie de portraits quand Catherine s’est écriée : « Je sais ! Tu pourrais offrir à ses enfants un jouet qui fait beaucoup de bruit »

Un silence a rempli la pièce.

Un silence vainqueur.

Le silence de ceux qui adoptent une proposition à l’unanimité.

Maleficent

Chanteuse de renom

Vas-y Joe, vas-y fonce (épisode 2/4)

Connaissant ma totale aversion pour « aux Champs Elysées », cette maudite chanson, Mélanie a décidé de provoquer ma rage.

Un jour, elle m’a offert une jolie boite à musique. Vous devinerez que quand j’ai actionné sa manivelle, deux amoureux tout étourdis par la longue nuit en sont sortis. Elle m’a ensuite obligé à la déposer dans un endroit stratégique de mon salon, sachant pertinemment que les visiteurs éventuels ont toujours la spontanéité de faire fonctionner ce genre de mécanisme.

Son objectif était limpide : pourrir ma cervelle avec L’Insupportable Chanson qui reste en tête. Pour ce faire, elle a développé une stratégie terrifiante digne de son esprit retors.

Un jour, mon amie Céline me téléphone. Je décroche, vaguement intriguée parce qu’en général, on s’envoie plutôt des SMS. Et, à l’autre bout du fil, elle commence à chanter : « J’me baladais sur l’Avenue… ». Au bout d’un couplet et d’un refrain, elle me précise : « C’est de la part de Mélanie » et elle raccroche.

Le lendemain, je rentre dans le bureau Rock and Roll. J’entends que mon collègue André est en grande conversation téléphonique.  Quand il raccroche, je lui demande : « C’était Mélanie ? » (je reconnais sa discrète voix même à travers le combiné). « Oui », me dit-il « Elle avait des questions pour le boulot ». A cette réponse louche, j’aurais dû me rendre compte qu’il se tramait quelque chose dans mon dos. Trois minutes plus tard, la chanson retentit dans le bureau. Il l’avait déclenchée à sa demande.

Le surlendemain,  le secrétariat me tend une enveloppe : « C’est pour toi, Nathaliochka ». Aussitôt, je reconnais l’écriture en pattes de mouche. A l’intérieur, elle a glissé les paroles de la chanson.

A  ce stade, je peux vous jurer que n’avais plus du tout le cœur ouvert à l’inconnu.

J’ai décidé de me venger.

joe-dassin-for-ever-1

 

Chanteuse de renom

Lettre à Joe Dassin – (épisode 1/4)

Cher Joe Dassin,

Sache que j’aime la plupart de tes chansons.

D’ailleurs, avec ma bande de fêtards, on adore les entonner à tue-tête en les accompagnant à la guitare tout en buvant des bières ou du bon gros rouge qui tache.

Et même si je ressens un léger plaisir coupable à frapper du pied en vociférant ce « Zaï zaï zaï zaï » très guilleret, je me prends toujours au jeu : oui, c’est vrai, Joe, il y a une joie délicieuse, une poésie surannée dans ces mots et dans cet air. Ayant pourtant le scoutisme en détestation, je confesse aimer ces moments qui sonnent un peu : « Baden Powell en plus alcoolisé ».

5 joe dassin

« On s’est aimés comme on se quitte, tout simplement sans penser à demain »(bande d’irréfléchis) , »Et si tu n’existais pas, dis-moi pourquoi j’existerais »(névrosé fusionnel), la magistrale « A toi » (que j’écoute en mode « vieille fille au bout du scotch » dans mes chaussettes mauves (celles qui ont des antidérapants) : je les cautionne toutes.

Même celle du type qui deviendra diabétique et obèse à force d’acheter un petit pain au chocolat tous les matins, et qui finira seul, une seringue d’insuline à la main sans jamais avoir catché que la boulangère le mange du regard (genre : « Homme vouloir Sucre et pas voir que Femme vouloir Lui »)

MAIS

je DETESTE « Aux Champs Elysées ».

Va savoir pourquoi, Joe. C’est épidermique.

Les trois premières notes à peine entamées, mon poil se hérisse, je fais le gros dos et je me mets à souffler de colère comme un gros chat de gouttière. C’est plus fort que moi.

Ce sont des choses qui arrivent parfois, ne m’en veux pas, ce n’est vraiment pas contre toi. Un peu comme s’il fallait accepter le fait qu’une de tes œuvres me restera à jamais incomprise.

Et c’est avec une grande peine que je me dois de t’annoncer que ta chanson est sur ma liste des « Je déteste ». Et ça, c’est du lourd, Joe.

C’est irrécupérable, et tu m’en vois vraiment navrée.