Blogueuse et artiste

Mon interview pour Angoulême.

Bonjour à toutes et à tous !

L’interview de Nathaliochka pour Angoulême est publiée. Cliquez sur la haka ici bas pour la lire.

img100Attention, mettre un « J’aime » au-dessus de l’article n’est pas considéré comme un vote. Je crois que pas mal de monde s’est trompé. Pour voter, cliquez sur sa tête de sauvage et cochez le cœur situé en face de son doux prénom. Et c’est une action à poser une fois par jour, il va sans dire.

 

img064

 

Blogueuse et artiste

Panne d’inspiration.

Les 30 blogs participant au concours « Révélation blog » sont invités  à créer des notes sur le thème « Sauvage »…

img067

Pour voter pour Nathaliochka (c’est marrant, j’ai l’impression d’être un peu schizo, avec cette tournure de phrase) , cliquez sur mon joyeux bordel là en bas, puis sur le cœur en face de moi. Et n’oubliez pas que vous pouvez voter une fois par jour jusqu’au 5 janvier.

20141204_113805

Blogueuse et artiste

Une révélation.

bannière sauvage« Sacrée Nathaliochka » a été sélectionné parmi 30 blogs pour concourir à la « Révélation blog 2015 ». Il s’agit d’un concours organisé par le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême qui a pour but de mettre en lumière le travail de quelques artistes qui s’expriment via le support blog. A la clé : être invité à Angoulême, y faire des rencontres professionnelles, y picoler à l’œil lors d’une grande fête et avoir la possibilité de publier une première bande dessinée.

Emplie de cette rage de vaincre qui me caractérise si bien, j’ai eu la brillante idée de changer la bannière de mon blog pendant la durée du concours et de l’adapter au thème : Sauvage. Mais puisque l’informatique et moi nous faisons deux, ma bannière est trop grande et n’apparait pas en entier, ce qui est assez dommage, vous en conviendrez. Mais faisons fi de ces petits problèmes techniques et concentrons-nous sur l’essentiel : vous inviter à voter pour moi. Vous pouvez le faire jusqu’au 5 janvier, et ce une fois par jour.

A à ce stade de la compétition, je compte beaucoup sur ma légendaire notoriété. Donc si vous voulez voter pour moi, cliquez sur mes peintures de guerre, puis sur le cœur qui se trouve en face de moi. Ounga bounga.

 

img064

Blogueuse et artiste

Le cinquième jour

Le cinquième jour, quelques rescapés du vol 815 réussirent enfin à faire sauter cette putain de trappe mystérieuse à coup de dynamite (non sans avoir vu l’un des leurs se faire exploser en lambeaux de chair répugnants). Il était temps. Nos héros découvrirent un bunker secret qui abritait – tenez-vous bien : un ordinateur. Les bras m’en tombèrent.

Le cinquième jour, je me dis que si même des naufragés sur une île déserte avaient accès à un ordinateur, alors ma solitude n’avait plus de limites.

cri

Blogueuse et artiste

Le quatrième jour

Le quatrième jour, j’eus l’idée d’un test psychologique que j’aurais pu, si je n’avais pas découvert la série dix ans trop tard, soumettre à Vogue ou à Cosmopolitan : « Etes-vous plutôt Jack ou plutôt Sawyer ? ». Entre les lignes, êtes-vous plutôt branchée héros ou bad boy ? Je mourais d’envie de soumettre mon test à Marie-Cécile. Mais sans Facebook ce n’était pas possible. Je décidai de me rabattre sur mes colocataires.

6bis

Le quatrième jour, je constatai avec amertume qu’il est infructueux de parler de beaux mecs avec un rat d’égouts.

Blogueuse et artiste

Ma vie sans ordinateur : le troisième jour

Comme aux sports d’hiver ou au camp scout, le troisième jour fut le plus difficile. Au moment où je m’apprêtais à écouter Rover comme tous les jours depuis des mois (arrêtez de dire que je suis monomaniaque), je réalisai que toute ma musique se trouvait sur mon ordinateur. Or, il faut savoir qu’écouter de la musique est aussi vital pour moi que de respirer, manger des Dinosaures russes, boire du Spriiit ou dessiner. Ce constat aurait pu à lui seul me faire tomber dans un état catatonique irréversible, mais il n’en fut rien. Loin de me laisser abattre, j’ouvris une vieille boite en fer qui contenait les CD gravés à mes 20 ans, sur lesquels étaient inscrits des titres plus énigmatiques les uns que les autres : « Divers 1 », « Divers 18 », « Chansons françaises », « divers d’hiver ». Je sélectionnai le CD nommé « Boum boum et paillettes », qui me semblait plus frivole. Interpellée, je le glissai dans la chaîne stéréo. Les Destiny’s child se mirent à pousser leur formidable chant. Mon arrière-train se mit à se dandiner. Mes bras se levèrent, exactement comme dans le clip. Mel-Bichon, Nel-Bichon et moi-même avions appris la chorégraphie par cœur. C’était à l’époque où nous avions imaginé un beau projet professionnel très éloigné des études austères qui nous occupaient alors. Nous avions pensé ouvrir un bar. Nous l’aurions nommé le « Wok me up before you go, go ». Nous envisagions de servir des woks et des cocktails, chaussées de rollers et parées de shortys en strass. Le bar aurait diffusé du Destiny’s child en boucle. En réécoutant la compile, je ressentis un bref accès de nostalgie, bien vite effacé par le souvenir cuisant de mes tentatives pour apprendre le roller.

Le troisième jour, j’effectuai un voyage dans le temps, un saut en arrière de 10 années qui me fut bénéfique. Je n’eus même pas honte, du haut de mes 33 ans, d’avoir pu par le passé graver une playlist pareille.

Adieu Rover, désormais je fais dans la chanteuse pouffiasse.

OK

Blogueuse et artiste

Le deuxième jour

Le deuxième jour, j’exhumai la télévision de la cave où je l’avais reléguée parce qu’elle émet le un vrombissement d’hélicoptère si intense qu’il couvre les voix des acteurs. Persuadée qu’un jour elle finirait par décoller pour léviter dans la maison, je l’avais astreinte au silence éternel et regardais des films uniquement sur l’ordinateur. Je la sortis de la cachette où elle croupissait. Elle pesait trois tonnes et demie. Après m’être brisé la colonne vertébrale, je m’installai dans ma chambre et composai un numéro d’urgence : celui de Marika, ma fournisseuse officielle de séries en DVD.Je crois qu’elle comprit instantanément, au son hystérique de ma voix, que l’heure était grave. Compatissante, elle sauta dans sa voiture pour me ramener de quoi égayer mes trop mornes soirées : la saison 1 de Lost. Je sais, vous ricanez. Parce qu’il y a dix ans que cette série existe et que je la découvre après tout le monde. Mais moi au moins je peux la regarder en continu.

D’habitude, le soir, pendant le « point potins » avec Marie-Cécile, je joue de façon névrotique à « Farm heroes saga » sur Facebook.

Je m’installai devant la télé tout en me répétant en boucles « Reconnais que tu es accro à la cueillette virtuelle de fruits et de fleurs. Mais tu peux profiter de ces soirées sans ordinateur pour faire autre chose de tes soirées. Tu vas te désintoxiquer peu à peu, et tout se passera bien. » J’appuyai sur Play. Et là, au bout de 20 minutes à peine, le drame survint. Je sentis qu’à ma vie il avait toujours manqué quelque chose et que cette chose, apparemment, pouvait être Lost, tout simplement. Je regardai de nombreux épisodes jusque tard dans la nuit.

Le deuxième jour, je troquai donc mon addiction à déjouer les pièges de Rancid le raton perfide contre une sévère obsession pour les rescapés du vol 815. Je m’identifiai à eux. Leur détresse était mienne. J’étais perdue, tout comme eux, sur une île déserte sans ordinateur.

image natha

 

Blogueuse et artiste

Vie réelle Versus vie numérique : le premier jour

Je fus absente de la toile pendant un temps certain.  Précisément depuis ce sinistre jour du mois de juin où une fumée épaisse et noirâtre émana de mon ordinateur, le réduisant en cendres. Pauvre, sans le sou, je n’ai tout simplement pas de quoi m’en racheter unAujourd’hui, n’y tenant plus, ayant perdu toute notion d’amour-propre, je l’avoue enfin : je préfère encore rester un peu plus longtemps au bureau afin de rédiger mes mémoires et scanner mes dessins que de poursuivre cette vie si misérable sans technologie. Ai-je besoin de ce nombrilisme excessif – vous relater ma vie et ses intrigues – à un point de ne pouvoir m’en passer ? Visiblement oui. Et il est bon pour moi d’en avoir pris conscience car c’est pleine d’enthousiasme que je reviens hanter ce blog.

La question qui brûle vos lèvres, je le sais, est la suivante : « Mais comment Diable fais-tu,exemplaire Nathaliochka, pour survivre sans ordinateur dans cette jungle urbaine ? ». Et je vous répondrai sans plus attendre ceci : la vie n’est pas que technologie. Derrière ces remparts se cache la vraie vie, celle avec des êtres de chair et se sang, faite d’occupations constructives.

C’est forte de ces arguments que j’entamai ma vie monacale de femme sans ordinateur.

Et voici dans les grandes lignes (et en plusieurs épisodes) comment cela se déroula.

Le premier jour, je m’affalai sur mon canapé, les yeux contemplant le vide intersidéral de mon salon. Il fallait que je réapprenne à occuper mes soirées. J’aperçus, sous une étagère, un objet dont j’avais oublié l’existence. C’était « La longue quête de Nathalie », un roman Travelling que mes collègues avaient récupéré du rebut en gloussant pour me l’offrir. Je l’avais sciemment jeté sous mon étagère afin de ne point déroger à l’une de mes règles de vie : « Tu ne possèderas point de livre ». (En tant que bibliothécaire, je mets un point d’honneur à ne jamais lire de livre. Logique : ça me fait penser au travail)

D’habitude, le soir, je fais le « point potins » avec Marie-Cécile sur Facebook. En tant que femmes spirituelles, nous parlons de mecs, de beaux gosses et de sales types. Tout ce qui fait la vie, en fait. Pendant de très longues heures.

Comme il y a des choses bien plus productives à faire que te chater sur internet, j’ouvris « La longue quête de Nathalie » au chapitre 1. La lecture, c’est bon pour les neurones. Bien meilleur que les potins. J’augmenterais mon capital instruction. Mais les lettres se mélangeaient. Je relus trois fois la première page avant de renoncer. Marie-Cécile me manquait. Je devais lui raconter ma rencontre avec le psychopathe au chihuahua. Visiblement, dans la maisonnée, tout le monde se foutait comme d’une guigne de mon histoire. Raoul et Dudulle jouaient aux cartes, Augusta somnolait et Saint-Amour était parti battre la campagne.

Le premier jour, j’allai donc me coucher à 20h32, chose que je n’avais plus faite depuis mes 7 ans.

longue quête

Blogueuse et artiste

Ma vie sans ordinateur (1).

J’ai commencé à vous narrer la saga du trafic de plantes vertes se déroulant sous mes yeux au boulot. Vous êtes impatients de découvrir les épisodes suivants. Vous êtes fébriles.

Mais sachez que mon ordinateur a fait de la fumée. Puis il m’a dit « Fuck you, Nathaliochka ». A l’heure où je vous parle, il est aux soins intensifs. Son infirmier m’a dit « Je vous préviens, si c’est la pièce à laquelle je pense qui est défectueuse, vous pouvez lui dire adieu ». Et si je dois lui dire adieu, mes trop maigres économies ne me permettront pas de me racheter un ami tel que lui. Je resterai sans ordinateur. Et vous ne connaîtrez pas la suite de la saga. Et surtout, je ne pourrai plus obtenir ma drogue dure : jouer à Farm Heroes saga sur Facebook. J’entre dans une ère terrible : la désintoxication.

Je sens déjà que mon coeur fait des extrasystoles.

Je vous ai envoyé cette bouteille à la mer depuis le bureau. A bientôt j’espère. Je retourne à la vie sans modernité.

Je vais lire des livres à la lueur de ma bougie.