Blogueuse et artiste

Mon interview pour Angoulême.

Bonjour à toutes et à tous !

L’interview de Nathaliochka pour Angoulême est publiée. Cliquez sur la haka ici bas pour la lire.

img100Attention, mettre un « J’aime » au-dessus de l’article n’est pas considéré comme un vote. Je crois que pas mal de monde s’est trompé. Pour voter, cliquez sur sa tête de sauvage et cochez le cœur situé en face de son doux prénom. Et c’est une action à poser une fois par jour, il va sans dire.

 

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Panne d’inspiration.

Les 30 blogs participant au concours « Révélation blog » sont invités  à créer des notes sur le thème « Sauvage »…

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Pour voter pour Nathaliochka (c’est marrant, j’ai l’impression d’être un peu schizo, avec cette tournure de phrase) , cliquez sur mon joyeux bordel là en bas, puis sur le cœur en face de moi. Et n’oubliez pas que vous pouvez voter une fois par jour jusqu’au 5 janvier.

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Une révélation.

bannière sauvage« Sacrée Nathaliochka » a été sélectionné parmi 30 blogs pour concourir à la « Révélation blog 2015 ». Il s’agit d’un concours organisé par le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême qui a pour but de mettre en lumière le travail de quelques artistes qui s’expriment via le support blog. A la clé : être invité à Angoulême, y faire des rencontres professionnelles, y picoler à l’œil lors d’une grande fête et avoir la possibilité de publier une première bande dessinée.

Emplie de cette rage de vaincre qui me caractérise si bien, j’ai eu la brillante idée de changer la bannière de mon blog pendant la durée du concours et de l’adapter au thème : Sauvage. Mais puisque l’informatique et moi nous faisons deux, ma bannière est trop grande et n’apparait pas en entier, ce qui est assez dommage, vous en conviendrez. Mais faisons fi de ces petits problèmes techniques et concentrons-nous sur l’essentiel : vous inviter à voter pour moi. Vous pouvez le faire jusqu’au 5 janvier, et ce une fois par jour.

A à ce stade de la compétition, je compte beaucoup sur ma légendaire notoriété. Donc si vous voulez voter pour moi, cliquez sur mes peintures de guerre, puis sur le cœur qui se trouve en face de moi. Ounga bounga.

 

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Ma vie sans ordinateur : le troisième jour

Comme aux sports d’hiver ou au camp scout, le troisième jour sans ordinateur fut le plus difficile.

Au moment où je m’apprêtais à écouter Rover comme tous les jours depuis des mois (arrêtez de dire que je suis monomaniaque), je réalisai que toute ma musique se trouvait sur mon ordinateur.

Or, il faut savoir qu’écouter de la musique est aussi vital pour moi que de respirer, manger des Dinosaures russes, boire du Spriiit ou dessiner.

Ce constat aurait pu à lui seul me faire tomber dans un état catatonique irréversible, mais il n’en fut rien.

Loin de me laisser abattre, j’ouvris une vieille boite en fer qui contenait les CD gravés à mes 20 ans, sur lesquels étaient inscrits des titres plus énigmatiques les uns que les autres : « Divers 1 », « Divers 18 », « Chansons françaises », « divers d’hiver ».

Je sélectionnai le CD nommé « Boum boum et paillettes », qui me semblait plus frivole. Interpellée, je le glissai dans la chaîne stéréo. Les Destiny’s child se mirent à pousser leur formidable chant. Mon arrière-train se mit à se dandiner. Mes bras se levèrent, exactement comme dans le clip. Mel-Bichon, Nel-Bichon et moi-même avions appris la chorégraphie par cœur. C’était à l’époque où nous avions imaginé un beau projet professionnel très éloigné des études austères qui nous occupaient alors. Nous avions pensé ouvrir un bar. Nous l’aurions nommé le « Wok me up before you go, go ». Nous envisagions de servir des woks et des cocktails, chaussées de rollers et parées de shortys en strass. Le bar aurait diffusé du Destiny’s child en boucle. En réécoutant la compile, je ressentis un bref accès de nostalgie, bien vite effacé par le souvenir cuisant de mes tentatives pour apprendre le roller.

Le troisième jour, j’effectuai un voyage dans le temps, un saut en arrière de 10 années qui me fut bénéfique. Je n’eus même pas honte, du haut de mes 33 ans, d’avoir pu par le passé graver une playlist pareille.

Adieu Rover, désormais je fais dans la chanteuse pouffiasse.

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Une démarche.

Souvent, et heureusement, je me pose la question de la limite.

Celle qui délimite vie privée et vie racontée.

Toujours, je fais la distinction entre Nathalie de chair et de sang et Nathaliochka, son avatar esquissé.

Cette frontière, je m’amuse avec. Je joue.  C’est le fil même de ce que je tente d’exprimer à travers cet espace.  De temps en temps je me crispe : une part de moi trouve indécent de raconter  au fil du vent ce qui m’arrive. Mais je tente, pour contrebalancer ce malaise, de toujours rester pudique, même quand je me montre. Et d’être toujours sincère, même quand j’invente. Aussi, je reste persuadée que le registre de l’anecdote peut être révélateur. Que les petits récits, ajoutés les uns aux autres, peuvent, au final, raconter en partie une vie.

Quand j’ai commencé ce blog, c’était un exercice. Je devais apprendre à dessiner, je devais trouver quelque chose à raconter quotidiennement. C’est naturellement que je me suis inspirée de ce que je connais le mieux : moi. Et puis, comme je suis plutôt amnésique, ça me plait de savoir qu’un tas de petites choses se trouvent consignées ici. Ce que je vise, c’est la durée. Continuer ce récit illustré tout au long de ma vie, voilà qui serait intéressant, la continuité ajouterait une valeur à ce que je réalise. La constance.

J’ai conscience que ces « Moi-moi-moi » sont une vague, une mode. Je suis la première à dire « Qu’est-ce que j’en ai à foutre, Pénélope, que tes chaussettes soient sales ? ». Dans ces moments là je voudrais exprimer des choses plus fortes, plus intimes, mais ma peur des grands déballages me fait rester sur le ton de la plaisanterie. « Ici, on rit ». On me dit souvent, à propos de ce blog, que c’est le moment détente de la journée, tasse de café à la main.

En règle plus que générale, ma vie est drôle. Ma vie est belle. Rarement, je traverse des moments plus difficiles. Je les tais. Pour rester légère. Pour me cacher. « Ce n’est pas l’objet de ce blog », ce serait inapproprié. Mais aujourd’hui, je ne suis plus certaine que ce soit juste. Parce que je veux, justement, c’est être au plus juste.

Un évènement tragique survenu récemment a fait que je me pose un milliard de questions métaphysiques, entre autre à propos de ce que l’on donne de soi aux autres. Comme la plupart des êtres humains, je suis obsédée par les traces, par ce que l’on laisse de soi. Et je pense que l’on est beaucoup plus grands et infinis que ce que l’on croit. Cela m’encourage à aller dans le sens du partage, toujours.

P., comme pour répondre de ses beaux mots à quelque chose que je me demandais sans lui en avoir parlé, m’a dit « Je suis impressionnée par la grande générosité qui se dégage de tes textes et de tes dessins ». Baume appliqué sur mon cœur, je me suis dit « Oui c’est donc vrai, nous sommes bien plus grands, bien plus beaux, bien plus infinis que ce que nous pensons ».

La vie est le plus fragile et le plus grand des présents.

C’est dans cette optique que je vous raconte des bribes de la mienne, toujours un peu fantasmée.

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Dead line.

Je suis en mode « ligne morte ». Une dead line qui se rapproche de moi telle une vague qui emporterait tout sur son passage. J’entends dans mon esprit une horloge décompter les secondes. Tic tac tic tac. Je compte chaque dessin mis en couleur car chaque dessin mis en couleur me procure la joie immense de pouvoir dire « un de plus ».  Je rapproche cet état de celui d’un étudiant en blocus. Loin d’être coutumière de ce genre de pratique (le travail intensif), je me permets tout de même de vous faire part de quelques conseils avisés.

Quand vous êtes en mode ligne morte, pensez à :

1. Organiser un planning méticuleux, sérieux, finement pensé et à le respecter

(je n’ai point d’image à vous montrer concernant ce point car il va sans dire que mon planning est trop intime pour pouvoir le partager. Oui je crains l’espionnage industriel. Quoi ?! C’est parce que je n’en possède pas ?!!! Je suis outrée que vous osiez penser cela)

2. Manger équilibré. Faire le plein de vitamines afin de faire phosphorer votre bulbe rachidien.

3. Négliger les tâches ménagères. « Vous n’avez matériellement pas le temps pour ces conneries »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4. S’octroyer des pauses

.

5. Et surtout, faire preuve d’une concentration, d’une détermination hors du commun, d’une intensité de travail inconditionnelle.

Bon allez, j’y retourne.

Bientôt je vous fais part de ce qui m’occupe autant, promis.

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Confusion

L’autre  jour, Mélanie me téléphone. Elle est dans un train bondé de monde, coincée entre Pierre, Paul et Jacques et me baragouine quelque chose que je ne comprends pas. Je lui demande de répéter. Elle s’écrie alors, bien plus fort :

Vrai qu’avoir illustré un livre qui s’intitule « Touffe de poils » peut prêter à confusion.