Amie fidèle

Comment voyager avec un sapin.

« Avez-vous déjà voyagé avec un sapin ? »

Cette question, pouvant paraître au premier abord absurde, n’en reste pas moins véritable, et, si je vous la pose, c’est que cela m’est arrivé pas plus tard qu’hier.

Mon ami Gaétan (mais vous pouvez l’appeler Jean-Claude) a eu la soudaine envie de ramener un souvenir de notre petite escapade française.
Certains ramènent une boule à neige, un porte-clés, un timbre ou de la bouffe. Jean-Claude, lui, a flashé sur un pin. Mais pas n’importe quel pin, non. Un pin qui n’existe pas du tout en Belgique (mon oeil en parachute) et qu’il a fallu ramener en voiture, sur le siège arrière, c’est-à-dire juste à côté de moi. C’est donc dans ce contexte que j’ai voyagé plus de six heures d’affilée aux côtés d’Etienne le sapin.

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(Ci-dessus : Jean-Claude et Etienne)

Heureusement, Etienne est de bonne compagnie.

  • Il ne perd pas ses épines (je dois bien avouer ma crainte de me voir transformée en « Gaston sapin » à l’issue du trajet)
  • Il ne souffre pas du mal des transports.
  • Il n’a même pas demandé à se soulager la vessie sur une aire d’autoroute.

Par contre, il a explosé notre budget « Flunch » en demandant du dessert après avoir ingurgité son vol-au-vent avec frites.

Mais nul n’est parfait en ce bas monde et je ne voudrais surtout pas avoir l’air de jeter la pierre à ce brave Etienne.

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Gaston sapin

(Ci-dessus : Gaston Lagaffe avait fait la connaissance d’Etienne bien avant moi)

Amie fidèle

Genèse d’une rencontre (par Augusta)

Mon être humaine a été jeune. Oui, je sais, vous vous dites « Trente ans ça l’est toujours, quand-même », et ce n’est pas moi, du haut de mes 423 années célestes, qui vais vous contrarier. Ce que je voulais dire, c’est que mon être humaine a été « plus jeune que maintenant ». Elle a été adolescente. Elle a eu les cheveux longs, a traîné en sandales et robes longues à fleurs dans les couloirs de l’école. Elle a eu le nez percé, elle a dit « Fuck » et aussi « C’est d’enfer ».

Et, quand elle était adolescente, Nathaliochka s’est prise de passion pour le théâtre. Au point même qu’elle suivait une option scolaire qui la préparait aux planches plutôt qu’aux maths ou à la chimie. C’est dans ce conservatoire qu’il y eut, lors d’une rentrée scolaire, l’arrivée fracassante de « la nouvelle prof de déclamation ». Smal de son nom. Geneviève de son prénom. Cette dernière réussit d’entrée de jeu cet exploit : faire taire ses trois élèves et transformer leur verbiage incessant en mâchoires tombantes, accompagnant fort joliment leur « têtes de poissons hors de l’eau ». Tant ses méthodes innovantes désarçonnèrent mon être humaine et ses deux comparses.

Car surprenante elle était, balayant tout sur son passage. Inédite, sarcastique, dynamique, décoiffante. Et excellente. Une bourrasque.

Si Nathaliochka a incarné « André des PMC » et inventé une chanson sur le tri sélectif des poubelles affublée d’un sac en plastique bleu, c’est grâce à Geneviève. Si elle sait bien imiter la crevette rose au fond des océans, c’est grâce à Geneviève. Et si elle ressent de l’intérieur le vécu d’un porte-manteau, c’est encore grâce à Geneviève.

Vous l’aurez donc compris, ce professeur fut déterminant dans la façon dont l’esprit de Nathaliochka s’est forgé. Loin de moi l’envie de disculper Nathaliochka et de faire porter cette lourde responsabilité à Geneviève. Je dirais, pour être plus nuancée, qu’il s’est agit là de la rencontre de deux âmes frapadingues.

Amie fidèle

Vaisselles d’anglais

L’un de mes nouveaux projets dans la vie est de pouvoir m’adresser à E.T.dans sa langue originale. Que je vous rassure tout de suite, je n’essaye point de converser avec l’extra-terrestre de Spielberg (d’ailleurs, je sais bien qu’il n’existe pas vraiment), mais à une personne dont les initiales du nom sont « E» et « T »

Catherine C., tenant à m’encourager dans cette noble entreprise, s’est dévouée – que dis-je ? sacrifiée – et, en parfaite bilingue qu’elle est, c’est à elle qu’incombe la tâche ardue de m’enfoncer quelques notions d’anglais dans le crâne.

Pour que mes exercices soient fréquents et ludiques, nous avons réfléchi à une activité que nous faisions souvent, afin de la faire en anglais et ainsi rapidement progresser.

Après mûre réflexion, nous nous sommes aperçues que c’est la vaisselle qui emporte de loin le palmarès des activités que nous faisions le plus fréquemment ensemble.
Que ce constat soit positif ou pas n’est pas le propos du jour.

Toujours est-il que depuis quelques temps nous nous adonnons à nos « vaisselles d’anglais ». Un filon à creuser, que je vous recommande chaleureusement.