Issue d'une Sacrée famille

Avoir une sœur de 15 ans

Tradition oblige, vendredi passé, Caro et moi étions chez Père (vendredi-papouni).

La semaine de travail ayant été éprouvante, nous étions affalées dans le canapé, sous un plaid, une petite verveine à la main, nous apprêtant à regarder « Les Reines du shopping » quand Axelle est rentrée de l’école.

affalé« On me parle ? »

Elle avait les joues rosées de celle qui vient du froid et le cheveu en bataille. Elle semblait excitée comme une punaise sous amphétamines. 

cafardsmusique

« Nous, on a jamais le cafard »

D’abord, j’ai cru que c’était parce qu’elle avait eu le droit de revenir en bus et qu’elle y avait croisé ses amis Kévin et Brittany et qu’elle avait fumé des clopes avec eux et discuté ensemble du type qui vient de sortir de prison et qui leur fout la trouille à l’arrêt de bus (des fois, sa réalité me fait peur).

Mais je me méprenais.

Elle avait à peine ôté sa veste qu’elle nous a dit : « Je sais ce qu’on va faire le jour de mes 16 ans« .

Ses 16 ans, ce sera le 20 juillet.

univers

« Mon esprit, à ce moment-là »

Qu’elle se projette aussi loin (ici c’est : soir de novembre – vent qui souffle au dehors – bonjour tristesse) pourrait très bien être la preuve qu’elle dispose d’un grand talent d’anticipation mais, croyez-en ma pauvre expérience, une ado de 15 ans qui se projette de la sorte, qui plus est le jour d’une date phare (majorité sexuelle), ça nous prépare une belle pagaille.

Et je voyais bien que Caro, elle aussi, flairait l’oignon, parce qu’elle m’a adressé un regard à l’arcade sourcilière relevée, un regard inquiet empli de méfiance et de points d’interrogation.

Axelle a continué : « On va aller en boite ».

STUPEUR ET TREMBLEMENTS.

Là, pour tenter de gagner des secondes et faire un peu d’esbroufe, j’ai feinté : « En boite de conserve ? »

tupperware

« Ce soir, on sort en boite de Tupperware »

Et elle a répondu l’impensable : « Non, en boite de nuit ».

boite de nuit

« Déca-danse »

Pensez-vous bien : J’ai 37 ans, on était vendredi, j’étais sous un plaid, je buvais un pisse-mémère et, la dernière fois que je suis sortie, je suis rentrée à 22h30.

Autant dire que de là à prétendre que j’aime le scrapbooking et le crochet, il n’y a qu’un pas.

tricot

« Je tricoterais bien un pull pour mon enfant imaginaire »

Et je n’étais pas au bout de mes peines car elle a ajouté : « A Charleroi ».

Puis : « Une soirée techno »

« Où on nous badigeonne de fluo ».

fluo

« T’as vu mon cul ? »

Un grand silence a régné.

Jamais je ne voudrais refuser quoi que ce soit à cette Sainte Enfant.

Alors je l’ai jouée à la cool en déclarant d’un air entendu : « Ok, chérie. On ira en boite à Charleroi dans ta soirée-techno-fluo ».

Elle était ravie. Elle a donné une dernière précision en disant que là-bas, les jeunes de 16 ans ne peuvent boire QUE 4 vodkas.

Caro s’est indignée : « Seulement quatre ???!!! », mais nous ne sommes pas certaines qu’elle ait compris notre sarcasme.

C’est à ce moment qu’un éclair de génie a traversé ma cervelle et je me suis écriée « Oh mais tu sais, Axelle, qui adorerait venir avec nous et ne rater ça pour rien au Monde ? C’est Mélanie. »

Car il n’y a pas de raison que ma meilleure amie échappe à ce futur grand moment de gloire. On est solidaire ou on ne l’est pas. D’ailleurs, c’est connu, il faut toujours emporter une carolo avec soi.

rappeuses« Allez les goumiches, on est dans la place »

Fée du logis

Bref, on est allées chez Ikea

Oui, je suis allée chez Ikea un samedi après-midi pluvieux.

Si vous voulez savoir comment je me suis retrouvée dans ce pétrin, sachez que Caro m’a fait le chantage suivant : « Si tu veux avoir le droit de t’affaler dans mon nouveau canapé, tu vas devoir m’accompagner et donner un coup de main ».

Comme dirait Mélanie : « Aller chez Ikea un samedi après-midi de pluie, c’est un peu comme tirer la boule noire à Koh-Lanta ».

kho lanta

« Encore pour ma gueule »

Certes, il y avait grand monde et grande cohue dans ce magasin, mais notre mission était assez plaisante car, pour ramener un canapé, il est obligatoire de TOUS les tester. On s’est donc affalées dans toutes sortes de fauteuils en regardant passer les badauds.

« Franchement, vous n’avez rien de mieux à faire un samedi après-midi que d’aller chez Ikea? »

Quand on a enfin trouvé celui qui convenait, on se sentait si bien qu’on décidé qu’on resterait là jusqu’à la fin des temps. Ou du moins jusqu’à ce qu’un vigile nous jette dehors lors de la fermeture.

affalée canapé

« Dehors, les Romanos »

Seulement, la faim s’est très vite fait sentir et nous a extirpées des Kivik.

Comme il est de tradition dans la famille, nous nous sommes sustentées grâce aux fameuses boulettes de renne.

Mais, preuve que le Monde a basculé sur son axe, le plat avait changé.

sheldon cooper.gif« J’hyperventile »

D’abord, le nombre de boulettes n’était plus le même qu’avant.

Ensuite, hérésie parmi les hérésies, des carottes et des haricots garnissaient l’assiette.

On n’a pas apprécié du tout qu’ils ajoutent des vitamines dans notre plat et on l’a bien fait savoir, en s’en plaignant auprès de la caissière qui a haussé les épaules, et en commettant un geste fort prouvant notre mécontentement : nous avons laissé des légumes sur le plateau.

boulettes ikea

« Ils sont fous, ces Suédois »

Pour digérer, nous avons fait une micro-sieste sur des coussins, mais je dois bien reconnaître ce n’était pas l’idéal.

Pour une fois, nous n’avons pas perdu trop de temps à déambuler dans les allées et c’est fort heureux, comme vous pourrez le comprendre par la suite.

Nous sommes allées chercher les caisses contenant le canapé.

Comme les paquets étaient très encombrants, nous avons marqué un temps d’arrêt et de réflexion afin d’être bien certaines qu’elles rentreraient toutes dans la voiture de Père.

Selon notre expertise, elles rentraient.

Notre expertise admettait une marge d’incertitude, certes, mais si faible que nous sommes passées à la caisse.

sheldon maths

« Moi je dis que ça rentre »

Sous la pluie battante, nous avons commencé à charger la voiture.

Très vite, nous avons dû admettre que notre expertise avait ses limites, tout comme le coffre de la voiture.

Ce qui était fort fâcheux.

Bien entendu, nous avons imaginé plusieurs combinaisons possibles, mais le résultat restait sans appel : il nous faudrait deux trajets.

La situation était critique, mais elle semblait plaire à un homme qui, au lieu de nous aider à transporter les caisses qui pesaient le poids d’un cheval mort, nous observait, visiblement fasciné par notre entreprise vouée à l’échec, confortablement appuyé sur sa canne.

Nous avons appelé Père.

Pour lui expliquer la situation et lui demander si on pouvait, en sus de sa voiture, lui emprunter sa camionnette.

Père, loin de se gausser de nous, a proposé de nous porter main forte en nous amenant la camionnette, ce qui, quand-même, nous faisait gagner une heure de route (sinon Caro devait faire Liège-Namur avec la voiture puis Namur-Liège avec la camionnette pendant que je l’aurais attendue, assise sur ses cartons sous la pluie, seule sur le parking).

sous la pluie

« Je t’adore, ma petite sœur »

Nous avons cautionné cette initiative et Père a déclaré : « Je démarre tout de suite ».

On s’apprêtait à aller chercher un petit Fanta au distributeur quand soudain, surgies face au vent (glacial), deux vraies héroïnes de tous les temps : Barbara et sa fille.

J’ai crié : « Barbabra ! » et elle nous a dit : « Comment ça va, les filles ? ».

« Mal », qu’on a dit.

Et on lui a expliqué la situation.

Aussitôt, elle a déclaré : « Oh mais moi je vais vous aider. On n’a qu’à mettre une des caisses dans ma voiture et je vous l’amène chez vous ».

Là, avouez que le taux de probabilité pour que Barbara sorte du magasin en même temps que nous et pile à côté est si infinitésimal qu’on lui a déclaré qu’elle était le Messie d’Ikea.

Elle a apprécié.

 

messie

Caro lui a demandé : « Tu es certaine que le paquet rentre dans ta voiture ? ».

Barbara, la clope au bec et sans l’ombre d’un soupçon, a répondu : « J’en suis certaine ».

« Par contre, a-t-elle ajouté, il va falloir vider le brol qu’il y a dans mon coffre ».

L’homme nous observait toujours, de plus en plus conquis par la tournure que prenaient les évènements.

Muppet-show

« Ah les femmes »

On a appelé Père pour lui dire de ne pas démarrer parce qu’on avait croisé Barbara et qu’elle allait charger la caisse.

Il a eu l’air dubitatif, parce qu’il a dit : « Ok, mais appelez-moi quand-même si vous en avez besoin ».

On a déchargé le coffre de Barbara. On a soulevé la caisse qui pesait le poids d’un dinosaure.

La caisse était trop grande. Elle ne rentrait pas dans la voiture.

Le vieux du Muppet show souriait de plus en plus.

Une dame nous a dit : « Défaites le carton, vous gagnerez des centimètres ».

On a arraché les cartons à mains nues.

On a gagné que trois millimètres alors qu’il nous manquait quelques centimètres.

On a rappelé Père en lui disant qu’il faudrait quand-même qu’il se rapplique.

Il a dit : « Et si vous échangiez les caisses ? » (parce que dans nos explications il avait compris que la grande caisse rentrait dans notre voiture mais pas dans celle de Barbara). On a crié : « Tu es un génie ! ».

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« Oui je sais »

Caro est allée rechercher sa voiture et l’a amenée sur la zone de chargement.

De là, on a échangé le contenu des deux coffres en transportant à bout de bras des caisses qui pesaient le poids d’un âne obèse.

Le vieux jubilait. Grâce à nous, sa journée était faite.

Là, j’ai eu un flash philosophique car, tout en portant la caisse qui pesait le poids d’un brontosaure j’ai déclaré : « En tout cas on a de la chance que ta voiture ne soit pas à l’autre bout du parking » (full people – samedi pluie – je dois vous le rappeler ?). A ma remarque, les deux autres ont répondu par un sourire crispé.

Grâce à cet échange, les deux caisses rentraient pile poil.

« Facile, Cécile »

Cette fois c’était bon, nous pouvions prendre la route avec les voitures remplies de jolis paquets.

MAIS Caro s’est exclamée : « Et toi Nathaliochka ? Où est-ce qu’on va te mettre ??? ».

C’était vrai, il n’y avait plus de place car on avait dû rabattre tous les sièges.

« Sorry, tu vas devoir rentrer en train »

A cet instant, je crois que le type qui nous observait depuis des années lumière s’est mis à faire une danse de la joie sur le parking. Il jubilait. Il ne se sentait plus. Et il n’essayait même pas de masquer sa satisfaction, ne fût-ce que par égard pour nous.

Une fois encore, Barbara nous a sauvé la mise en me proposant de monter dans sa voiture. Elle me jetterait à lustin-plage avec mon chargement.

Certainement qu’elle ne voudrait plus jamais ô grand jamais entendre parler de moi, mais en cet instant, le joie de ne pas rentrer à pieds sous la pluie était plus forte. Je suis montée dans la voiture.

Mélusine a dit : « Tu sais, maman, tu n’aurais pas dû jouer à l’Ange des parkings-Ikea, parce que maintenant il est tard, et quand je vais rentrer, mes cheveux n’auront pas le temps de sécher avant la nuit ».

Je m’en suis voulu, mais juste un peu. Car j’étais dans une voiture qui me ramenait chez moi.

Sur l’autoroute, Barbara m’a demandé : « Je dois prendre quelle sortie, pour aller chez toi ? ».

Et je ne savais pas.

Mélusine a demandé : « Dis maman, elle ne sait pas où elle habite, ta copine ? Tu crois que c’est normal ? »

Et Barbara lui a répondu : « Mais oui ma chérie, c’est normal, c’est Natha« .

Quand on a fini par trouver ma maison, rien n’était terminé car il fallait monter les caisses qui pesaient le poids d’un semi-remorque jusqu’à l’appartement.

Puis-je vous préciser que nous logeons au troisième étage sans ascenseur ?

Enfin voilà, tout ça pour vous dire que je suis allée chez Ikea.

 

 

Persécutée par les animaux

Il parait que les petits chats sont très mignons

Un jour que nous faisions du camping et qu’il régnait un silence tout à fait inhabituel pour cette famille, Mère, inconfortablement installée sur sa chaise pliante, s’est exclamée : « Il parait que les petits chats sont très mignons ».

Cette phrase, sortie de nulle part, nous a quelque peu inquiétés sur sa santé mentale car elle venait du néant et nous ignorions alors à quoi elle pouvait bien faire référence.

c'est cela oui

« C’est celaaaa, oui »

Par après, nous avons compris que quelqu’un donnait des chatons et que Mère était en train de se laisser tenter.

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« Mignonitude extrême »

Cette phrase est donc devenue une arme pouvant servir à toutes sortes de railleries, un mantra incontournable que l’on aime ressortir dans les occasions les plus éloignées possibles du sujet.

(Par exemple : « Les filles, vous voulez bien débarrasser la table ? » « Il parait que les petits chats sont très mignons »).

chaton« Tu peux toujours siffler et battre la caisse »

C’est suite à cet épisode que nous avions recueilli Pilou et Grisou, les chats des petites.

Cela remonte à bien longtemps et nous en avions presque oublié la joie d’avoir des chatons à la maison.

Et puis, l’autre jour, Stanislas a apporté ses quadruplés à Adèle. Elle les a emmenés un par un par la peau du cou et les a déposés dans sa chambre, sur son tapis.

Bien entendu, Adèle était en émoi. Elle y voyait là un immense privilège et un plaisir non moins immense. Voir crapahuter ces petites boules de poils au pied de son lit : quel bonheur incommensurable !

Comme c’est dans sa nature, elle nous snobait un peu : « Eh, les sœurs, vous savez, les chatons dorment dans ma chambre ».

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Seulement voilà.

Le lendemain matin, elle s’est levée avec le cheveu en bataille et elle a déclaré : « J’avais carrément idéalisé le fait de dormir avec des chatons. Parce qu’en réalité ils ont piaillé tout le temps. Et en plus, ils ont pissé à mort sur mes rideaux et mon tapis, ces petits bâtards« .

Comme quoi, ils ont beaux être mignons, ces petits chats sont des gros cons.

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Bon, je dois bien admettre qu’ils sont mimis, ces petits pisseux.

Et comme il y a au moins 18 personnes qui veulent prendre un de nos chatons, on a décidé de se lancer dans un commerce en faisant engrosser Stanislas pour ensuite revendre ses bébés. Avouez qu’on a de la suite dans les idées.

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Fêtarde

Fêtes de Wallonie express

Le jeudi soir des fêtes de Wallonie, je me sentais vieille et fatiguée.

J’ai regardé Netflix en mangeant du riz au lait, confortablement parée de mon pyjama en pilou.

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Je devais me préserver pour le lendemain, car nous allions lancer un concept unique et novateur : la fête express.

A 18 heures, nos pieds ont foulé le sol namurois.

Vite vite, on a bu un petit verre pour nous échauffer.

snoopy

A 19 heures, mon cousin Estéban donnait un concert place Saint-Aubain. Nous sommes allées l’écouter et l’applaudir dans la foule en liesse.

foule en liesse

A 20 heures, les copines d’Adèle m’ont dit : « Tu serais cap’ d’aller chercher des pekets pour ta sœur ? ». Moi, évidemment, j’ai répondu oui et je leur ai dit : « Suivez-moi, on va jusqu’au bar là-bas (aubarlaba) ». En me suivant, elles m’ont demandé : « Mais tu connais ses goûts, au moins ?! ». « Oui, oui  » leur ai-je répondu « On va lui prendre quelque chose d’un peu exotique ». Ce à quoi elles ont acquiescé.

Arrivées au bar j’ai demandé quelques peckets au serveur qui m’a répondu : « Nous n’en n’avons pas ici, mais allez voir par-là », et il a tendu son doigt dans la direction opposée. « Merci, Jean-Pierre », lui ai-je répondu.

« C’est en face, les filles », ai-je affirmé. Et leur regard a commencé à devenir soupçonneux. « Qu’est-ce que tu as demandé à Jean-Pierre exactement ? », m’a demandé Loren. « Ben s’il avait des peckets ». Et elles ont ri.

« Mais non !’ s’est écriée Anne-Sophie. « On t’a demandé si tu serais cap’ d’aller chercher des mecs pour Adèle. Pas des peckets ! »

Ce qui a donné lieu à un des meilleurs quiproquos de tous les temps.

« tryphon tournesol

« Surnommez-moi Tryphon Tournesol »

Pour fêter ce grand moment, on a vite bu un petit verre.

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A 21 heures, nous sommes allées manger la traditionnelle tartiflette.

En chemin, un café diffusait de la musique entraînante et nous avons dansé. Mais vite. Sur une seule chanson. C’est tout l’intérêt de la fête express.

danse express

« Boum boum boum boum, I want you in y room »

A 22 heures, nous avons croisé ma filleule. On lui a dit : « Nous, on y va. On rentre. » « Mais enfin, marraine, tu as vu l’heure ?! Il y a encore des bus, à cette heure-ci !!! », m’a-t-elle répondu avec toute l’insolence de sa jeunesse.

Voilà comment je suis rentrée, un vendredi soir des fêtes de Wallonie, à 22h30

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(Petite nouveauté dans ce blog, je vais commencer à introduire les dessins de mon agenda vintage – je vous expliquerai)img268

Célibattante

Le top 10 des phrases que l’on entend souvent quand on est célibataire

Aujourd’hui, je vous propose :

Le top 10 des phrases que l’on entend souvent quand on est célibataire.

bridget jones« Allez-y, j’écoute »

« Il faut d’abord apprendre à s’aimer soi-même », m’affirme haut et fort Amanda, ma  copine New Age qui est casée depuis ses 17 ans avec Thierry et qui, chaque fois qu’elle se regarde dans le miroir, trouve son cul trop gros et son nez trop de travers.

Sûr qu’en matière de célibat et d’amour de soi, Amanda en connaît un rayon.

miroir blanche neige

« Miroir, mon beau miroir, tu trouves aussi que je suis une connasse ? »

trait

Sinon, dans le genre phrase bateau, j’aime aussi beaucoup celle-ci :

« L’amour arrive toujours au moment où on l’attend le moins »

Ben là tu vois, ça fait 37 ans que je ne l’attend pas du tout.

« C’est bon, là, il peut ramener ses miches ? »

« Je vais te présenter Jean-Charles, il est célibataire, lui aussi »

Peu importe que Jean-Charles soit chauve, manchot, paralytique, comptable et/ou fan de philatélie. Il est célibataire. Et ce critère est amplement suffisant.

Souvent, cette proposition émane d’une vague connaissance qui, un verre à la main et bourrée de bonnes intentions (ou bourrée tout court), s’est mise en tête de vous rendre service alors que vous ne lui avez rien demandé. Juste, vous avez répondu « Je suis célibataire » à sa question sur le nombre d’enfants que vous avez. Ravie de parler drague, elle fait une goutte dans sa culotte en proposant son seul ami célibataire. Mais oui, Jean-Charles. Mais enfin, voyons, comment se fait-il qu’elle n’y ait pas pensé plus tôt ? Il est AUSSI célibataire, Jean-Charles.

C’est vrai quoi : on en connaît au moins tous un, de célibataire, si on réfléchit bien.

« Et pourtant, j’ai eu mon petit succès avec les femmes »

« Fais un petit effort »

Michel, il est bien. Comment ça, vous êtes juste amis ? Comment ça, tu ne ressens pas la flamme ? Et si tu faisais un petit effort ? Il est gentil, Michel. Il est célibataire et vous vous entendez bien.

Alors je ne sais pas trop ce qu’il te faut. Ne viens pas te plaindre, dans ce cas.

jean michel

« Tu ne sais pas ce que tu rates, Nathaliochka »

« Tu ne crois pas que tu es trop exigeante ? »

J’aimerais qu’il soit célibataire, drôle, attentionné, beau, chevelu, grand et mince. Qu’il ait un sourire éclatant, les dents bien alignées, un regard de braise, qu’il aime les caniches, qu’il soit sportif mais pas trop, qu’il s’habille avec soin, qu’il brille en société, qu’il gagne de l’or en barre. Qu’il soit une bête de sexe, bien évidemment. Qu’il soit gentil avec les animaux, qu’il plaise à mes parents, à mes sœurs et à mes amies (mais pas trop non plus). Ah, et qu’il n’ait pas de mioches, non plus.

Comment ça, je suis trop exigeante ?! Non mais vous voulez rire ?

hommes« Ca fait beaucoup de qualités. Tu postules quand-même ? »

« Tu ne serais pas une lesbienne refoulée, par hasard ? »

Sans déconner ? Il est réel, ce cheminement dans ton esprit qui, une fois lancé sur l’anomalie d’un célibat longue durée te mène à la conclusion que je rêve en secret de rejoindre l’autre rive ?

Crois-moi : si j’étais lesbienne, je le serais.

C’est aussi simple que cela.

« jamais sans Samantha »

« Tu as de la chance, tu peux coucher avec qui tu veux »

C’est bien connu, ma vie sexuelle est un vrai feu d’artifice. Je mène une vie orgiaque, de débauche et de luxure. Quand je rentre quelque part, les hommes sont à mes pieds. Je n’ai qu’à claquer dans les doigts et hop, mon lit se remplit par magie.

Bien-sûr que je couche avec qui je veux.

« Hep hep hep, Jeune Homme, on ne s’enfuit pas »

« Tu devrais sortir plus »

Moi, sortir plus ?

Tu veux rire, Patricia ?!

« C’est ma tournée »

« Profite »

Ouais ouais, c’est sûr qu’à 37 ans, j’aimerais encore en profiter un peu.

« Je me sens bientôt prête à rencontrer l’amour »

« Et si tu prenais un chien ? »

Un chien, c’est bien connu, ça remplace amplement un homme. Ca donne de l’affection. Et on peut lui en donner, aussi.

D’ailleurs, si je ne vivais pas dans un studio au troisième étage sans balcon, j’adopterais un caniche royal.

Je vivrais avec lui par procuration. Il regarderait le foot en décapsulant des bières pendant que je fais la vaisselle, je lui raconterais ma journée, je lui demanderais comment s’est déroulée la sienne, on aurait des projets de destinations pour l’été, il me masserait les orteils et dormirait dans mon lit.

Ben oui, c’est une évidence qu’un animal de compagnie puisse remplacer un homme.

« Et si nous retapissions le salon, mon chéri ? »

« Tu n’es plus toute jeune, tu sais »

OUI JE SAIS. J’ai 37 balais. Ma date de péremption approche irrémédiablement. J’entends le tic-tac de mon horloge biologique se répercuter à chaque seconde de mon existence.

Vous avez aimé ceci ?

Alors vous vous intéresserez certainement à la banalisation des relations humaines.

Persécutée par les animaux

Un peu comme Kill Bill, mais avec des chatons

J’ai dormi avec Stanislas et ses chatons.

Dans la même chambre.

Ce qui était, vous vous en doutez déjà, une très mauvaise idée.

Notamment parce que Stanislas aime me servir d’écharpe quand je dors.

« Tu dors ? Plus pour longtemps, en tout cas »

Quand Adèle a claqué la porte d’entrée à 7 heures du matin, Happy-le-chien, qui dormait dans le hall, s’est senti seul et désemparé alors il m’a rejoint dans ma chambre pour recevoir une petite caresse sur la tête. Ce que je lui ai octroyé d’un geste désinvolte et encore engourdi par la fatigue d’une nuit passée avec un chat installé dans mon cou.

Bien entendu, Happy-le-chien venait de commettre un terrible impair en enfreignant – que dis-je – en violant d’un seul geste toutes les règles de bienséance qui balisent leur vie en commun.

Il était entré dans la chambre des chatons, provoquant ainsi le courroux de Stanislas.

Petite Beauté s’est immédiatement transformée en furie et, toutes griffes dehors, elle s’est jetée sur le chien et lui a mis sur la tronche.

Happy pleurait. La queue entre les jambes, il se demandait pourquoi la chatte l’attaquait de la sorte et il m’implorait de ses grands yeux de le protéger du danger.

Comme le chat ne lâchait pas l’affaire, Happy, apeuré, est monté dans mon lit.

Le chat a suivi.

Des boules de poils ont volé dans mes draps.

J’étais debout sur le lit, avec le chien à mes pieds et le chat qui s’était transformé en tornade.

On aurait dit qu’on rejouait Kill Bill avec des animaux dans mon lit à 7 heures du matin.

Je ne suis pas inconsciente. J’ai pensé à ma propre survie.

Alors je me suis emparée d’un coussin et j’ai tapé fort sur Stanislas tout en ordonnant à Happy de dégager de la chambre.

Il ne s’est pas fait prier et est retourné dans son panier, légèrement traumatisé.

Stanislas est retournée vers ses petits.

Quant à moi, je me suis rendormie. Non mais ça ne va pas, de me réveiller à une heure aussi matinale ?

Ca vous amuse de me savoir persécutée par des animaux ?

Alors cet article devrait vous plaire.

Bref, j’ai chanté

Issue d'une Sacrée famille

Le mariage de Pauline et Bart

Samedi dernier, ma cousine Pauline s’est mariée avec Bart.

Comme il s’agit du premier mariage de cette génération, toute la famille était en ébullition.

Mes cousins se sont mis sur leur 31.

Martin – Matthieu – Esteban

Mes sœurs et cousines aussi.

cousines

Caro – Adèle – Mathilde – Célia

La soirée s’est bien déroulée.

D’abord, il y a eu le verre de l’amitié.

Nous avons bu un petit verre de champagne et trinqué à la santé des jeunes mariés. Certains invités dont je tairai le nom ont bu le contenu de plus d’une coupette. Ils m’ont dit que, comme il s’agissait d’un mariage polonais, ils devaient s’échauffer un peu le gosier avant d’entamer les hostilités.

Puis il y a eu le lancer de bouquet.

Toutes les femmes célibataires se sont rassemblées derrière Pauline et, quand elle a jeté son bouquet loin derrière elle, ce fut l’anarchie totale. Tous les coups étaient permis.

Quand Laurence a vu que le bouquet arrivait près de Caro, elle l’a plaquée au sol afin de la neutraliser.

C’est comme ça que Caro s’est retrouvée les quatre fers en l’air au milieu de la pelouse alors qu’Adèle, triomphante, nous narguait, le bouquet à la main.

rugby-feminin

« Je l’aurai, ce bouquet »

Bien entendu, la vodka coulait à flots et ma famille a eu la prétention de croire qu’elle pourrait rivaliser avec la famille polonaise.

« Santé, camarades »

Mes oncles et tantes ont incendié le dancefloor en inventant des pas bizarres et inquiétants.

 

« Le pas du diable à cornes »

« Le pas de la réanimation cardiaque »

Quand les gens ont commencé à faire la chenille, je me suis discrètement éclipsée dans le jardin.

Il y a des limites à tout.

chenille

« C’est la chenille qui redémarre »

Enfin (seul être sobre parmi les hydraulisés), j’ai pu constater l’ampleur des dégâts et déclarer, d’un ton formel et sans l’ombre d’un doute :

Belgique 0 – Pologne 1

« Allez vous coucher, les enfants »

Célibattante

Le jour où j’ai découvert le monde du métal

J’avais promis que je vous expliquerais d’où provenait ma lampe de poche qui est tombée dans le grille-pain.

trait

Avec mes copines célibataires, on organise des PEH (Plans d’Elargissement d’Horizons).

Késako un PEH ? Clique ICI si tu veux mourir moins bête.

Et clique  si tu veux quelques exemples concrets.

trait

Ce soir là, pour notre PEH, on avait décidé de s’inscrire à un blind test.

De métal.

Alors qu’aucune de nous n’écoute de métal.

Je sais que cela peut sembler intriguant, mais c’est bien ça le concept, après tout : élargir nos horizons. Et nous, on avait naïvement pensé que l’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne.

« Un vrai courant d’air »

On a donc uni nos attitudes positives afin de former une équipe. Une team du feu de l’enfer (Vous voyez ? Je commence d’ores et déjà mon immersion en milieu métalleux)

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« Soirée blind test »

Mis à part élargir nos horizons, une soirée PEH a deux autres objectifs : briser les aprioris (ne nous leurrons pas, on en a toujours) et, but ultime, faire LA rencontre d’une vie. Ici : trébucher dans les ABL d’un type barbu qui porte une veste sur laquelle il est écrit en lettres de sang « Fuck Jesus » et qui porte des bagues en forme de dragons. (Je vous avais bien prévenus que j’ai le cerveau gangréné par des clichés en tous genres).

metalleux« Tu serais dispo vendredi soir ? »

Question aprioris, on pensait qu’on allait se retrouver avec huit autres tables dans un petit café pourrave le long d’une gare de chemin de fer et qu’on écouterait des extraits chantés hurlés par des sauvages et que, tout en observant la faune environnante, une petite mousse bien fraiche à la main, nous écririons de temps en temps dans une colonne « Marylin Manson » ou « les Hanson ».

« Je suis métal et je le reste »

QUE NENNI.

C’est que c’était du sérieux, cette affaire là.

Nous avions sous-estimé notre adversaire.

Il y avait, dans une immense salle des fêtes, des dizaines et des dizaines de tables. Des centaines de métalleux. Une foule. Un troupeau. Une horde.

Sûr qu’on allait faire tache, mais en gardant notre air le plus naturel, nous parviendrions certainement à nous fondre dans le décor.

« Je vois un tatouage tête de mort »

« Sympa, la petite sauterie »

Il nous fallait un nom d’équipe. En général, on se fait appeler  » Les petits poneys en foufette « , mais on a eu peur qu’on nous jette des bracelets à clous au visage, donc on a opté pour  » Les dark caniches « , ce qui a un peu plus de gueule et de mordant.

« Craignez-nous »

Ceci étant fait, nous avons rejoint la table qui nous était assignée et le jeu a commencé. Ils l’ont annoncé de but en blanc : il y aurait 7000 questions. Pire qu’un examen à l’Université. (Et non, je n’exagère JAMAIS).

Les questions ont commencé à défiler, nous laissant pantoises et silencieuses (chose rare, au demeurant).

Entre chaque manche, les résultats défilaient sur l’écran géant, rendant notre humiliation publique.

shame

On a un peu ri en notant ça et là « Joe Dassin » ou « Chantal Goya ». Mais en vrai, on ne s’amusait pas tant que ça.

C’est alors qu’ils ont annoncé que la première équipe recevrait des cadeaux, ainsi que la dernière.

Et cela nous a donné le sens du challenge : nous avons décidé d’en faire notre parti en essayant de terminer les dernières.

Et plus on restait les dernières plus on rigolait, ce qui a provoqué des regards de pitié de la part des autres joueurs, qui ne comprenaient pas bien notre trip.

A la fin de la soirée, après avoir rendu 30 pages quasiment vides, on nous a appelées à monter sur le podium car nous avions relevé le défi : être les lanternes rouges.

huer« Rentrez chez vous, les grognasses »

Dans le sac, il y avait des CD de chanteurs qu’on ne connaît pas, un beau T-shirt David Bowie (ce qui tombait bien parce que Tina est fan) et, vous vous en douterez, des lampes de poche qui finissent par tomber dans des grille-pain à en faire sauter les plombs.

Comme cela, vous saurez tout sur nos engagements visant à élargir nos horizons

BeavisandButthead-BlackMetal

Grâce aux PEH, j’ai aussi fait du roller. Oui oui, cela mérite un clic.

 Le choix du matériel

 La roller parade

Persécutée par les animaux

La naissance des chatons

Ma sœur Mathilde a un chat. Un joli chaton nommé Stanislas et surnommé plus modestement « Petite beauté ».

stanislas

Je crois que Stanislas souffre d’un trouble de la personnalité car c’est APRES l’avoir nommé(e) de la sorte que Mathilde s’est aperçue qu’en fait, Stanislas était une femelle.

george sand« Ben quoi ? Je m’appelais bien George Sand »

Stanislas a vécu alternativement en appartement et en maison-avec-jardin. Mais dans l’appartement, elle s’échappait par la fenêtre et rentrait chez la voisine de ma sœur qui lui hurlait dessus comme si cette satanée bête sortait tout droit des enfers.

Comme la voisine en question a accroché une petite poupée vaudou sur sa porte d’entrée en guise de non-bienvenue (sur laquelle il est écrit « mort ») , Mathilde n’a pas osé tenter le Diable. Avant de retrouver la tête de son chat dans un carton un soir en rentrant du boulot, elle a déposé Stanislas chez Mère.

Mère qui, rappelons-le, a déjà une véritable ménagerie à domicile avec Happy-le-chien et les deux chats : Grisou et Akatek-au-taquet.

Portant bien son nom, il n’a pas fallu à Petite beauté cinq minutes avant de se retrouver la principale attraction des matous du quartier.

Et ce qui devait arriver arriva.

Petite beauté allait devenir mère.

Au fur et à mesure des semaines, le ventre du chat s’arrondissait.

Avec mes sœurs, on a fait des paris sur le nombre de chatons que Stany allait avoir. Il y avait la team « trois » et la team « quatre ».

Et puis, en ce 24 août, Stanislas a réveillé maman à 5h30 du matin pour lui signifier qu’elle perdait les eaux et qu’elle ne comptait pas accoucher seule dans son coin mais bien en sa présence. Si maman bougeait ne fût-ce que d’un iota, Stanislas la ramenait à elle à force de miaulements stridents, sa spécialité.

Je me suis toujours demandé comment un chat aussi minuscule que Petite beauté parvenait à mettre les humains à son service (en particulier quand je dors dans l’atelier de maman et qu’elle me réveille à 7h du matin, les pattes accrochées en ventouse sur le velux et qu’elle miaule jusqu’à ce que je lui ouvre la fenêtre pour qu’elle puisse s’installer sur mon cou et s’endormir en m’étouffant à sa guise), mais c’est un fait avéré : elle y parvient toujours.

Mère est donc restée à son chevet des heures durant, rassurant le petit chat qui mettait bas.

Quand je suis arrivée à Wépion ce soir là, maman a pointé le doigt vers une petite caisse et m’a dit : « Regarde Natha, les chatons sont nés le même jour que toi ».

Qu’une petite émotion m’ait étreinte à la vue de la naissance de chatons pourrait vous sembler surprenant de ma part (vous connaissez ma passion sans bornes pour ces créatures) mais c’était beau et étrange, ces petites vies qui sont arrivées chez nous, le jour de mon anniversaire, quelques semaines après le décès de mon beau-père. Même si ce ne sont que des chatons, oui, c’est la vie qui prend forme dans un moment si triste.

Je me suis accroupie vers les petites crevettes aveugles et je les ai comptées. C’est la « team quatre » qui avait gagné (Adèle-Caro).

Puis je leur ai déclaré : « C’est trop cool, on pourra fêter nos anniversaires ensemble », et j’ai un peu souri.

Fée du logis

Petit incident domestique

Aujourd’hui, les plombs ont sauté.

folie

« Ding dong »

Non, pas ceux-là.

Les vrais plombs.

D’abord, les lumières se sont éteintes.

Puis mon grille-pain a émis une étrange fumée noire.

J’ai cru que ma tartine brûlait. Mais une odeur de cochon grillé a rapidement envahi toute la pièce. J’ai pensé qu’il était curieux que ma tartine sente le porc. Alors je me suis levée de mon tabouret et je suis allée inspecter mon appareil électroménager. Mes tartines étaient saines et sauves. Par contre, quelque chose collait dans le fond. Un objet.

J’ai retourné mon grille-pains afin d’en extraire l’objet, mais il avait fondu sur la résistance.

C’était une lampe de poche.

grille pain 2

« Comme c’est étrange, mon cher Watson »

Je vous vois déjà venir : vous vous imaginez qu’il s’agit d’une énorme lampe torche et vous vous demandez comment diantre elle a pu atterrir (et rentrer) dans un grille-pain.

scully-mulder-hangar

« Mystère et boule de gomme, Mulder »

Je vais vous expliquer :

Il s’agit d’une petite lampe qui sert de pointeur et de porte-clés et qui a la taille d’un petit doigt. Elle était posée sur une étagère qui se trouve au-dessus de mon grille-pain. Preuves que mon récit est PROBABLE, contrairement à ce que m’ont dit mes collègues quand je leur ai expliqué « Ce matin, ma lampe de poche est tombée dans mon grille-pain »

toast

grille pain

trait

Et d’où me vient cette lampe de poche ? Ca, c’est une autre chouette histoire.

Mais je vous la raconterai un autre soir.

(Cliquez sur le dark caniche pour le savoir)

caniche noir

grille pain 2