Publié dans Célibattante

La banalisation des relations humaines

Il y a quelques années, voyant qu’avec les hommes je prenais des râteaux en série, cultivant de la sorte un célibat fort inquiétant, je suis allée voir une psy. Contre toute attente, elle ne m’a pas prescrit des petites boules roses, mais m’a prodigué quelques conseils qui me servent toujours à l’heure actuelle (à l’heure où je continue à prendre des râteaux en série).

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Dans ces conseils, un en particulier a retenu mon attention.

Il parait que je dois banaliser les relations humaines.

En particulier celles avec les hommes.

Il semblerait que je m’emballe trop, et trop vite. A moins qu’elle ne l’ait seulement sous-entendu ? Toujours est-il que j’ai toujours gardé ce concept dans un coin de ma tête : « la banalisation des relations humaines », et que ça m’aide grandement.

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Du coup, avec Mel-bichon et Nel-bichon, on a trouvé un nouveau jeu qui nous éclate. Trouver des exemples (criants) de banalisation.

On y joue toujours un peu avant que je ne file à un premier rancard. Ça aide à rester légère et détachée, à ne pas faire de plans sur la comète, à ne pas démarrer sur les chapeaux de roue.

PAR EXEMPLE :

  • Je banalise, mais la chambre du petit, je voudrais qu’elle soit peinte en coquille d’œuf.
  • Je banalise, mais je crois que pour mon anniversaire, il va m’offrir un diamant monté sur une bague.
  • Je banalise, mais on va prendre un chiot.
  • Je banalise, mais j’ai déposé la liste de mariage chez Love-me-and-co
  • Je banalise. Je me demande juste si je rentre dans la robe de mariée que m’a cédée mon arrière-grand-mère
  • Je banalise. Tu penses que Barbara viendra à ma baby-shower ?
  • Je banalise. Je parle en « nous ». D’ailleurs, nous banalisons.

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Il est vrai que si je ne veux pas qu’ Horatio Caine me retrouve dans mon studio dévorée par mon berger allemand, j’ai tout intérêt à changer d’attitude en me détachant un petit peu de la gent masculine.

Ça, par exemple, c’est mieux : 

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Ce que j’ai omis de dire à ma psy, c’est juste que je trouve dommage de vouloir banaliser ce qui, par essence, est tout sauf banal.

Mais je comprends où elle voulait en venir, bien entendu.

D’ailleurs, je sens que je vais y parvenir.

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Publié dans Chanteuse de renom

Ces paroles de chansons que l’on comprend mal (2)

On a beau avoir l’oreille musicale, rien à faire, il y a ces paroles de chansons que l’on comprend mal. Ce n’est pas que l’on soit dur de la feuille, non. Ce sont les chanteurs qui articulent mal. Petit florilège.

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« C’est un canari bai » (Indochine)

Mélanie a toujours cru qu’Indochine avait fait une chanson sur un canari bai. De la couleur bai, comme un cheval. Alors que bon, il va sans dire que c’est à Canary Bay que le groupe part régulièrement en vacances. (En last minute c’est assez cool et en plus, il parait qu’il y a des filles par milliers)

Attention, ne pas croire non plus qu’ils parlent d’un canard e-bay, ce qui ferait d’eux de grands avant-gardistes. Et je refuse de dire qu’Indochine est un groupe visionnaire.

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« Je reste bouche bée devant tant de conneries »

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« Solide comme un wok » (Nadiya)

Celle-là, vous la connaissiez, puisque c’est un ancien dessin de ce blog que vous suivez sans perdre une miette depuis des années. Mais c’est l’occasion de la replacer. Nadyia était-elle à ce point en manque d’inspiration qu’elle a écrit une chanson sur un accessoire de cuisine ? Que nenni, pardi ! Dans la vie, il faut être solide comme un roc.

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« Il faut tout de même reconnaître qu’elle a raison : c’est solide, un wok »

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« Comme un ouragan » (Stéphanie de Monaco)

« Quand j’étais petite, m’a un jour confié mon amie B., je pensais qu’elle chantait « Comme un ours à gants » ». C’est celaaaa, ouiiii.

Et je rappelle tout de même que la suite de la chanson, c’est « qui est passé sur moi ». Bon, je vous passe les détails.

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Autre version : « Comme un ours à Gand »

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« …le soir entre ses barreaux » (Michel Berger)

Mais pourquoi est-ce que la groupie du pianiste dort dans un lit à barreaux ? Elle n’a donc pas un lit d’adulte ? Mais si, voyons. Elle dort le soir entre ses draps roses.

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« Je suis à la Joule, on ne dort nulle part » (Camille)

« C’est où, La Joule ? » m’a demandé un jour ma sœur. « Je ne sais pas » , lui ai-je répondu. Il m’a fallu un peu de temps pour comprendre de quoi elle parlait. « Ah ! » Camille ne part pas en vacances à la Joule, elle dit : « Je suis à l’âge où l’on ne dort nulle part« .

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« Mes vacances à la Joule »

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« Jenny in a bottle » (Dove Cameron)

» Mais pourquoi ont-ils mis Jenny dans une bouteille ? C’est insensé  » m’a demandé Caro en écoutant cette belle chanson. Mais non, Caro, le titre de cette chanson, c’est « Genie in a bottle ». C’est plus logique comme ça, non ?

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« Marchand de lémotes » (chanson populaire)

Cécile s’est toujours demandé ce qu’était exactement un marchand de lémotes. Je crois que c’est un marchand qui ne vend que si ma chandelle est morte.

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« Mmh, elles sont délicieuses, ces lémotes »

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« Le soleil donne la même couleur aux jambes » (Laurent Voulzy)

Cela dépend de la marque d’autobronzant que l’on utilise, me direz-vous. A moins que le soleil ne donne la même couleur aux gens ?

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(J’en profite pour vous montrer que ma soeur Mathilde et moi, on est des biches bronzées)

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Et vous, quelles sont les paroles de chansons que vous comprenez mal ?

Publié dans Chanteuse de renom

Ces paroles de chansons que l’on comprend mal (1)

On a beau avoir l’oreille musicale, rien à faire, il y a ces paroles de chansons que l’on comprend mal. Ce n’est pas que l’on soit dur de la feuille, non. Ce sont les chanteurs qui articulent mal. Petit florilège.

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  • « On est vivants tant qu’on est morts » (Lara Fabian)

J’ai toujours eu envie d’envoyer un mail à Lara pour lui dire que j’avais beaucoup de difficultés métaphysiques à admettre que l’on puisse être vivants et morts à la fois. C’est l’un ou l’autre, ma foi. Jusqu’à ce que je comprenne qu’on est vivants tant qu’on est forts. Et là, pour le coup, je suis assez d’accord avec elle.

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« Popeye : vivant ET fort »

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  • « J’ai mis de l’or dans mes cheveux » (Dalida)

Mais non, Dalida n’était pas pétée de thunes au point de foutre de l’or dans ses cheveux. Elle y mettait de l’ordre, tout simplement. Avec une bonne brosse à cheveux.

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« Moi, sans vouloir me la péter, c’est une fée qui me coiffe le matin »

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  • « Au Macumba, Macumba, elle danse sur les toits »- (Jean-Pierre Mader)

Il est pourtant stipulé dans le règlement du Macumba qu’il est interdit d’y danser sur les toits. Non. Au Macumba, elle danse tous les soirs. (Elle a la pêche, il faut reconnaître).

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« Toit toit mon toit »

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  • « Oh sombrero de la mer » (Noir Désir)

Pensez-vous vraiment que Noir Désir a fait une chanson sur un chapeau mexicain qui flotte dans l’eau salée ? Que nenni. Il s’agit plutôt du sombre héros de l’amer. Ça le fait mieux, avouez.

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« Je suis la sombre héroïne de la Mer du Nord »

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Publié dans Sportive de haut niveau

Ma première roller parade

Participer à une roller parade pour rencontrer de nouvelles personnes ? Pourquoi pas ? Vous savez bien que dans la vie, je ne suis pas à un sacrifice près.

Je commencerai par vous préciser ceci : j’aurai l’honnêteté de vous raconter la roller parade dans ses moindres détails, malgré tout ce que cela a d’humiliant. Question d’honnêteté intellectuelle.

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Déjà, le parcours commençait par un tas de petites rues pavées et escarpées, ce qui n’est pas très chic de la part des organisateurs, vous en conviendrez.

Dès le coup de feu de départ, j’ai pris un fameux retard sur le peloton. Je les ai vus foncer à toute berzingue pendant que j’analysais l’étrange aspect du terrain. Là, j’ai voulu faire un peu d’humour en criant « Faux départ ! », mais personne ne m’écoutait, à part Nel qui essayait de me rassurer en m’expliquant que le sol serait plus praticable un peu plus loin.

C’est de cette manière qu’en cinq minutes à peine je suis devenue la lanterne rouge.

Les types qui encadraient l’événement se sont mis à me hurler dessus parce que j’étais trop lente à leur goût, que je devais me dépêcher parce qu’ils ont un timing à respecter. (Je croyais que le sport aidait à sécréter des hormones de joie, mais chez certains il semblerait que c’est plutôt de l’agressivité).

Etant donné que je tenais à peine sur mes jambes, il m’a semblé bien difficile d’accélérer la cadence.
Ils m’ont donc ordonné (au bout de 5 minutes de trajet, je vous le répète) de monter dans le bus balai, qui venait à peine de démarrer.

Nel, en fidèle amie qui braverait tout pour moi, même le ridicule, m’y a accompagnée. Dois-je le préciser ? Il n’y avait que nous deux dans la camionnette. Et Jean-Claude (le chauffeur), bien entendu.

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Jean-Claude nous a déposées un peu plus loin, là où la route était plate et lisse comme un miroir.

Là tout se passait mieux, surtout quand Nel me poussait dans le dos pour éviter les sarcasmes de l’équipe-d’-hommes-agressifs qui nous entourait à nouveau.

Ensuite, comme elle connaît bien le parcours, elle m’a avertie que le chemin allait monter très fort et qu’il serait plus prudent de remonter dans le bus.

Jean-Claude nous a laissées monter, parce qu’il nous connaissait bien. On a bavardé un peu avec lui. Il est chauffeur depuis 22 ans. On est redescendues un peu plus loin, après la route escarpée.

C’est scientifique : toute route qui monte doit redescendre un jour.

Nous avons donc entamé la descente. Je mourais de peur. J’entendais mes genoux jouer des castagnettes.
J’avais des visions de moi ayant fusionné avec un buisson plus bas, ou, pire, avec un lampadaire. Voyant mon air livide, Nel tenta de me rassurer en m’expliquant avec beaucoup d’assurance qu’elle me tiendrait par le pantalon pour éviter que je ne fasse un strike humain un peu plus bas.

Rapidement, mon cerveau évalua la situation : Nel pèse la moitié de moi. C’est une frêle jeune femme alors que je suis une force de la nature (je vous rappelle que je mange beaucoup de dinosaures russes).
« J’ai de la force », m’assura-t’elle.

C’est donc de cette manière que nous avons descendu la route, Nel positionnée derrière moi m’agrippant par la ceinture afin de ralentir notre allure. Je ne freinais pas (Nel s’en chargeait) et je fermais les yeux de panique. A ma grande surprise, nous sommes arrivées entières en bas, sans encombres.

Et puis, tout à coup, la route est devenue merveilleuse. Le macadam glissait comme de la soie, mes belles dragées avançaient élégamment sur l’asphalte.

Les derniers (ces loosers) étaient loin derrière moi et nous nous sommes même lancées dans une grande discussion philosophique sur notre dégoût pour les tomates crues.

Seulement voilà : Nel roulait un peu trop vite à mon goût et moi, trop fière pour lui demander de réduire un peu le rythme, j’essayais de l’écouter, de parler, tout en roulant, choses que toutes les vraies rollerwomans font très naturellement, dans le genre « je gère, Albertine ».

Sauf que je ne gérais rien du tout.

Et là, ce fut le drame.

Mes roulettes s’emballèrent, mon corps tangua dangereusement, mes bras firent des moulinets, suivis par mes pieds, et je fis exactement ce que l’on m’a dit mille fois de NE PAS faire : tomber en arrière.

Sur l’arrière-train, avec violence.

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(punaise, je me suis dessinée avec des bras quasiment Softenon)

Je me relève, un peu sonnée.

Les autres participants filent droit sur moi à toute vitesse en essayant de m’éviter au dernier moment (vous savez, un peu comme ces voitures sur l’autoroute qui se trouvent face à un obstacle : un cadavre de chien, une chaise en bois,…).

Je reprends ma course, cette fois plus lentement. Je ressens une douleur qui me vrille l’arrière-train.

Cinq minutes plus tard, les roues d’une de mes dragée se bloque net. Plus moyen d’avancer.
C’est à ce moment là que Jean-Claude arrive avec son bus (car je suis à nouveau la lanterne rouge) et qu’il nous ordonne de remonter avec lui.

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Je rappelle tout de même que j’étais là pour rencontrer de beaux jeunes rollermans.

Mais je ne recommande ce PEH à personne car :

– Les beaux rollermans musclés et qui assurent se trouvent à la tête du peloton, ce à quoi il est difficile de parvenir à moins de suivre un entraînement intensif.

– Je ne pense pas non plus que les hommes soient positivement fascinés par cette mine rougeaude que j’affiche dès qu’il me faut bouger les fesses – ce n’est donc pas lors d’un quelconque événement sportif que je rencontrerai un prince.

– Ce n’est pas non plus dans le bus balai que l’on rencontre des princes. On y rencontre plutôt ceux qui n’ont pas une condition physique d’enfer ou un moral d’acier, ou encore ceux qui rencontrent sur leur chemin nombre de problèmes techniques.

– Les types de la roller parade, s’ils devaient être représentés sur un plan plus large (planétaire, par exemple), seraient dignes d’être de ceux qui dirigent un état totalitaire, une société où l’on élimine les plus faibles.

Quant à mon arrière-train, il est sévèrement paralysé, et la douleur est atroce.

Publié dans Sportive de haut niveau

Pour rencontrer des hommes célibataires, j’ai acheté des rollers

Pour mon premier PEH, j’ai décidé de me joindre à Nel à la roller parade du jeudi.

Pour rappel : Un PEH, c’est un Plan d’Élargissement des Horizons. Destiné aux célibataires, il consiste à participer à une activité à laquelle ils n’auraient peut-être jamais participé naturellement.

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Il faut savoir que Nel a l’habitude de ce genre d’activité. Elle en fait toutes les semaines depuis des années et elle ondule sur le bitume comme si elle était née des roulettes greffées aux pieds.

Quant à mon expérience de ce sport, elle est plus limitée.

Enfant, je faisais bien quelques allers et retours en patins à roulettes dans la petite cour devant la maison, mais je ne tombais jamais parce que je marchais au ralenti, en soulevant bien mes pieds comme un cosmonaute qui aurait peur d’abîmer la Lune.

Pour faire du roller, il faut un minimum de matériel.

Ne fût-ce qu’une paire de rollers, me direz-vous. Et je pense que des protections chevilles-jambes-genoux-coudes-mains-visage ne seraient pas du luxe non plus, à vrai dire.

En femmes avisées, nous avons décidé de profiter des soldes afin d’acquérir ma panoplie de parfaite patineuse. Nel, en imminente spécialiste, m’a accompagnée. Elle voulait s’acheter une paire elle aussi, parce que les roues de ses rollers actuels se dévissent et elle pense (sans doute a raison) que ce n’est ni pratique ni sécurisant.

Hystérie dévastatrice des soldes oblige, il ne restait que peu de paires à ma taille, pour ne pas dire qu’il n’en restait qu’une seule. Mais quelle paire ! D’un rose bonbon irisé, ces rollers là ressemblaient un peu à de grosses dragées. Des rollers de Spice girls.

Nel m’a conseillé de les essayer en me promenant un peu dans le magasin. J’ai donc obtempéré.

Mon intention était la suivante : ne pas la ramener et faire un petit tour nonchalant dans les allées du magasin.

C’est dingue comme l’équilibre -cet élément qui semble inné- devient rapidement une notion désuète et lointaine, une fois perchée sur ces engins. J’ai très vite senti que les séances de mon enfance sur mes Fisher-Price à quatre roues et crans d’arrêt ne m’avaient pas suffisamment préparée à affronter la vraie vie d’adulte, celle où l’on doit chausser des bottines roses élevées sur une seule rangée de roulettes très très glissantes.

Vous vous en doutez : il ne m’a pas fallu deux minutes pour choir lamentablement et avec grand fracas parmi les tringles de maillots de foot, elles-mêmes montées sur roulettes.

 

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Un choc violent, conduisant immédiatement à une fesse violette.

Quel sport dangereux.

Je croise les doigts pour que demain tout se déroule bien et que le circuit ne nous fasse pas passer le long de la Meuse. Car je refuse de déraper et de couler à pic, entraînée par le poids des grosses dragées vissées à mes pieds.

Trois fois hélas, je crains que le «Plan d’élargissement d’Horizons» ne se transforme pour moi en «Réduction de tous les horizons». Car une fois édentée, mon potentiel de séduction diminuera de beaucoup.

Et puis, étant donné que Nel possède maintenant deux paires de chaussures roulantes, elle veut bien m’offrir son ancienne paire.

Vous savez, celles dont les roulettes se dévissent…

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Conseils pour les célibataires en recherche d’activités

Hier, je vous expliquais ce qu’est un PEH, autrement dit : un Plan d’Elargissement d’Horizon pour les célibataires au bout du scotch  dynamiques.

Aujourd’hui, dans ma grande mansuétude, je vous prodigue quelques conseils afin de les mener au mieux.


 

Petit a : Évitez les passions qui ne conviennent majoritairement qu’à un seul sexe.

Les filles : oubliez ce stage de scrapbooking pour lequel vous hésitez. Il n’y aura aucun homme inscrit et, s’il y en a un, c’est peine perdue, je vous le dis tout de suite.

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« Je crois que je vais coller quelques paillettes autour des photos de mes nouveaux amis »

Petit b : Restez réalistes.

Les hommes : Si peu de femmes s’inscrivent à des initiations à la mécanique et à la carrosserie (voir point 1), il est plus que probable qu’elles ne véhiculent pas le fantasme escompté.

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« M’enfin, tu rêves, Raymond ! »

Petit c : Ciblez.

Si vous vous fantasmez sur les hommes qui portent des sarouels et des chaussons en laine bouillie, dirigez-vous vers le bien-être, ou versez carrément dans le new-age. Optez par exemple pour la cuisine des plantes sauvages, le yoga transcendental, la lévitation. Inscrivez-vous à une conférence sur les sept clés de l’Ouverture du Soi ou allez vous promener ce dimanche au Salon des pierres et des cristaux.

Si par contre, ce sont les mecs en polo Lacoste qui vous branchent, optez pour quelques cours de golf.

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« Les hautes chaussettes jaunes : LE fashion faux-pas du moment »

Petit d : Suivez une de vos connaissances dans un de ses domaines de prédilection.

Vous vous sentirez moins seul et c’est avec plus d’assurance que vous ferez vos premiers pas dans ce bal folk ou cette initiation à la cuisine moléculaire.

Attention tout de même à ne pas rester scotché à l’ami en question. A deux, on se sent mieux pour aller vers l’inconnu, mais on à tendance à prendre moins d’initiatives. Pensez à demander à ce beau brun là-bas dans le fond s’il peut vous montrer comment danser la gigue.

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« Plus simple que ça, tu meurs, Poulette »

Petit e : Veillez à votre budget.

N’investissez pas un millier d’euros dans une tenue de patinage artistique si vous pressentez qu’après la troisième mi-temps vous rentrerez chez vous, dégoûtée à tout jamais de la notion même de sport.

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« Ne me lâche pas, Connard »

Petit f : Faites d’une pierre deux coups en vous inscrivant à une activité qui peut vous être utile au quotidien.

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« J’ai fabriqué une niche pour mon chien imaginaire à mon cours d’ébénisterie »

Publié dans Célibattante

(Tenter de) sortir du célibat

Tout célibataire bien armé dans la vie se doit de connaître (et d’appliquer) ce que je nomme communément le P.E.H.(Plan d’Elargissement d’Horizon).

A l’ère où employer des acronymes est devenu monnaie courante, avouez que s’adonner à un « PEH », ça claque, ça envoie du bois et cette appellation a tout à fait sa place dans le paysage moderne et urbain.

Mais qu’est-ce qu’est exactement un PEH ? me demanderez-vous fort à propos.

Un PEH, c’est : sortir de chez soi au lieu de larver en pantoufles dans un canapé défoncé, un plaid sur les genoux.
Mais pas sortir de chez soi pour aller s’acheter un paquet de clopes ou de chips au paprika, non. Ni sortir de chez soi pour aller s’adonner à son activité préférée, d’ailleurs.
C’est s’éloigner de chez soi pour sortir de sa zone de confort (canapé et biscuits au chocolat), prendre un peu de risque et  élargir des horizons parfois trop étriqués (canapé et biscuits au chocolat).

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« Je suis célibataire mais je ne m’ennuie jamais »

Entamer un Plan d’Elargissement d’Horizon, c’est s’inscrire à une activité à laquelle nous ne nous serions pas rendus de notre plein gré.

En agissant de la sorte, nous agrandissons notre champ de vision, nous œuvrons à devenir une personne ouverte d’esprit un peu touche-à-tout (« Bien-sûr que j’ai déjà fait du curling »).

Un PEH contribue surtout à faire de nouvelles connaissances (Il parait que commencer un PEH en participant à une activité organisée par l’équipe masculine de rugby peut s’avérer tout à fait bénéfique).

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« Dieu du ciel ! Mais votre balle est ovale ?! » (Chat-balle : ok, je sors)

Ne nous leurrons pas et cessons de tourner autour du pot : un PEH a pour objectif d’éventuellement faire LA rencontre fatidique.
Rencontrer celui ou celle qui fera chavirer votre cœur dans un stage de poterie ou de macramé.

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« Tu rêves, Marcelline »

Le souci, c’est que vous n’aurez pas forcément en commun la passion de votre élu(e).

A moins que vous n’ayez eu une véritable révélation lors de cette journée d’initiation à la philatélie.

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« Je pense qu’on l’a en double, celui-là, mon chéri »


A venir sur ce blog : quelques conseils pour un PEH réussi, quelques idées créatives pour se bouger les miches et, bien entendu, le récit de mes propres PEH.

Publié dans En pleine forme physique et mentale

Troubles de l’attention – TDA

Par une belle matinée ensoleillée (non je déconne), Mère et moi promenions Happy-le-chien dans la forêt en discutant de ma propension à la procrastination (quelle belle tournure de phrase) quand elle décréta : « Tu sais, Natha, je me demande si tu ne souffres pas de troubles de l’attention ». Comme je manquais de m’étouffer de surprise, elle ajouta « Mais c’est vrai ! Tu te moques, parce que c’est super à la mode, mais à l’époque de ton enfance on ne parlait pas de tout ça ». Elle ajouta aussi : « Je crois que ton cerveau ne fonctionne pas comme celui des autres. Et si tu souffres d’un TDA, c’est prouvé, tu n’y peux rien, ce n’est pas de ta faute : c’est physiologique. »

Qui reculerait devant une explication scientifique justifiant sa paresse ?

En tout cas pas moi.

Je lui répondis donc qu’il était vraisemblable que je souffre de ce mystérieux trouble. Je résumai la situation. « Donc, si je mange des galettes au chocolat en regardant les arbres à la fenêtre au lieu de dessiner, c’est tout simplement parce que mon cerveau ne supporte pas de se fixer plus de 20 minutes sur la même activité, et que je n’y peux rien parce que je suis victime d’une maladie ? ».

Voici ce que Mère a répondu : « Il faut toujours que tu exagères, Natha ».

Alors là, j’avoue que je ne comprends pas. Je souffre d’une grave maladie, ou pas ? Il faudrait savoir.

Pour en avoir  le cœur net, je ne suis renseignée un peu sur internet.

Eh bien, il se fait existe des troubles de l’attention SANS hyperactivité.

Je pense que je fais partie de cette dernière catégorie.

J’ai bien dit : « Je pense ».

A moins que le H ne signifie « Hyperinactivité » ?

C’est ça.

Je souffre de Troubles de l’Attention avec Hyperinactivité ».

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